Le leasing est devenu le mode d'achat de voiture préféré des Français, représentant 66% des véhicules neufs immatriculés en 2024. Toutefois, selon l'UFC-Que Choisir, certains contrats peuvent receler des risques financiers importants et la présidente de l'association appelle à une intervention des pouvoirs publics pour garantir une meilleure protection des consommateurs.
Un quart des locataires confrontés à des frais contestés
D’après l’UFC-Que Choisir, près de 25 % des consommateurs avec un contrat de location avec option d'achat (LOA) ou de location longue durée (LLD) ont dû jongler avec des frais de restitution qu’ils jugent injustifiés. Ces frais, qui s'élèvent en moyenne à 1.200 euros, peuvent résulter de clauses contractuelles nébuleuses. Par exemple, certains contrats stipulent que les locataires continuent à payer même si le véhicule est immobilisé en raison d’un accident ou d’une panne, rendant la résiliation très complexe en cas de difficulté de vie (perte d'emploi, maladie, etc.)
Un témoignage frappant d'un héritier ayant perdu un proche souligne ce problème : il a été contraint de choisir entre poursuivre les paiements, racheter le véhicule, ou faire face à des menaces de recouvrement, sans aucune information claire sur ses droits. Selon l'étude de l'UFC, cette situation demeure alarmante et nécessite une action immédiate.
Besoin d'une régulation pour le leasing
En novembre 2026, une directive européenne renforcera les protections pour les contrats de LOA, mais la LLD restera sans encadrement. "Étrangement, c’est justement cette LLD qui a connu une explosion de 67% de ses volumes en un an", note l’UFC. L'association dénonce une tendance inquiétante où certains professionnels orientent délibérément leurs clients vers ces contrats, plus avantageux pour les entreprises, mais risqués pour les consommateurs.
"Il est urgent de créer un droit à la résiliation sans frais en cas de problème personnel majeur pour tous les types de leasing"," suggère l'UFC pour apaiser les utilisateurs.
De plus, l'association souhaite interdire aux contrats de transférer indûment les risques du véhicule au locataire, via des clauses souvent peu transparentes or dont les loyers se poursuivent en cas de problème. Elle appelle également à une clarification des obligations contractuelles au moment de la signature.
Le leasing social sous surveillance
Introduit en 2024, le leasing social semble offrir des loyers abordables pour des véhicules électriques, mais son efficacité est remise en question. Des dispositifs comme une assistance financière ont attiré de nombreux ménages, mais les exigences restent lourdes.
Le leasing social est également en compte-rendu négatif par l’association. "Bien que visant les ménages à faibles revenus, ce type de contrat révèle des coûts cachés, tels que des frais de restitution ou des pénalités pour kilométrage excessif, qui peuvent rapidement s'accumuler," note l'étude de l’UFC-Que Choisir.
Il est crucial que les consommateurs soient parfaitement informés de leurs droits pour naviguer dans ce système complexe et souvent avantageux pour les prêteurs.







