Avec le retour du beau temps, les tentatives de traversée de la Manche prennent de l'ampleur. Ce mardi matin, quatre canots ont quitté la plage de Gravelines (Nord), transportant au moins cinquante personnes chacun, dans l'espoir de rejoindre l'Angleterre.
Au moins 250 migrants, incluant des hommes, des femmes et des enfants, ont ainsi pris la mer. Certains, cachés derrière des dunes, se sont précipités vers les embarcations, tandis que d'autres attendaient patiemment les pieds dans l'eau.
Les « taxi-boat » à l’assaut de la Manche
Ce mode de fonctionnement, connu sous le nom de « taxi-boat », permet de mettre à l'eau des bateaux loin du regard des forces de l'ordre, près des plages les plus fréquentées. Les migrants attendent souvent pendant de longues heures sur le sable.
Un quatrième bateau, déjà rempli de migrants, a été observé par l’AFP, qui se trouvait également sur les lieux ce jour-là.
Interceptions en mer
Un autre « taxi-boat » a été intercepté par la gendarmerie maritime au large de Dunkerque, contenant une douzaine de passagers en situation irrégulière. Ils ont été remis aux autorités compétentes. Cette interpellation est la deuxième du genre, suivant une nouvelle politique décidée fin 2025 en collaboration avec le Royaume-Uni.
Des interceptions antérieures s'étaient concentrées surtout sur les opérations de secours en mer, selon les informations d'Utopia 56.
Opportunité gagnée
Un membre de l'association Utopia 56 a déclaré que « c'est la première grande fenêtre favorable à ces traversées depuis le début de l'année », une période d'activité intense qui pourrait se prolonger jusqu'à la fin du week-end.
Actuellement, entre 1 500 et 2 000 migrants sont logés dans diverses installations autour de Calais et Dunkerque.
Les risques croissants
Selon des données britanniques, 41 472 personnes ont tenté la traversée en 2025, un chiffre record depuis 2022. Toutefois, au moins 29 migrants ont trouvé la mort en mer durant leurs tentatives, comme l'a rapporté l'AFP.
Par ailleurs, les récents conflits au Moyen-Orient pourraient exacerber cette crise, attirant de nouveaux migrants à la frontière franco-britannique. « Chaque guerre a des conséquences sur les mouvements de personnes », a ajouté un représentant d’Utopia 56.







