Deux hommes ont été déclarés coupables et condamnés à 18 et 24 mois de prison ferme, le 2 mars dernier, dans le tribunal de Beauvais (Oise), pour des actes violents impliquant plusieurs règlements de compte. Ils ont été immédiatement incarcérés.
« Vous me condamnez sur la foi du témoignage de deux consommateurs de drogue ? », s'est indigné Sébastien D., 46 ans, originaire de Formerie, à l'issue de son audience. Il a exprimé son intention de faire appel de la décision.
En compagnie de Benjamin L., 29 ans, de Marseille-en-Beauvaisis, ils ont été reconnus responsables de « tentative d’extorsion » et de « violence en réunion ». Sébastien, avec un casier judiciaire comprenant 18 condamnations, a écopé d'un an ferme, en plus de la révocation d'un sursis de six mois. Benjamin a, lui, enregistré une 16e condamnation, avec une peine de deux ans ferme.
Le premier incident a eu lieu le 29 janvier à Feuquières. Selon les détails, Benjamin L. a croisé une victime à qui il réclamait un paiement de 2 800 euros, correspondant à des heures de travail non rémunérées. Il a déclaré : « Je n'ai pas été violent, je l'ai juste saisi par l'oreille pour lui rappeler sa dette. »
La spirale de la violence se poursuit
Près d'un mois après, le 22 février, les deux prévenus ont croisé un homme qu'ils tenaient pour responsable de rumeurs nuisibles. Cette situation aurait généré une tentative d'enlèvement, où la victime a réussi à échapper à ses agresseurs mais a subi plusieurs coups, entraînant une incapacité de travail de cinq jours.
Benjamin a admis avoir frappé la victime, se justifiant en disant : « Il diffusait des images embarrassantes d'une jeune femme à mon sujet, et j'aurais pas dû en venir à cela. »
Suite à ces événements, les deux hommes auraient continué leur agression à Abancourt, s'en prenant à une autre victime pendant deux heures, provoquant de graves blessures. Benjamin a justifié cet acte en déclarant que la victime avait exhibé un couteau.
Des délinquants sous le prétexte de justice
Sébastien D. a fermement nié son implication. « Ces victimes se connaissent et consomment ensemble, elles se sont accordées pour témoigner contre moi », a-t-il défendu. Réagissant à la gravité des faits, la procureure a insisté sur le caractère « déchaîné » de la violence, survenant en pleine rue, en plein jour, et a évoqué le besoin d'une peine de trois ans, soulignant que ces comportements relèvent de l'extorsion.
« Ce genre d'acte est inacceptable et nous devons y répondre fermement », a-t-elle conclu, mettant en lumière un phénomène inquiétant qui touche Beauvais et ses environs. La sécurité publique dépend de la vigilance contre de tels actes délictueux. Selon Le Parisien, cette affaire souligne un besoin urgent de mesures pour contrer la montée de la violence dans les rue.







