« Nous sommes très inquiets pour Jacques et Cécile. » Les proches des deux Français, toujours bloqués à l’ ambassade de France après plus de trois ans de détention, ont partagé avec Sud Ouest un communiqué appelant les autorités françaises à intensifier leurs efforts pour obtenir leur autorisation de sortie et un retour rapide en France.
« La nuit du 2 au 3 mars a été particulièrement éprouvante à cause de nombreux bombardements à proximité de l’ambassade », a déclaré la sœur de Jacques Paris, résidant à La Rochelle. Bien que Jacques et Cécile soient en sécurité tant qu'ils restent à l'intérieur de l’ambassade, la situation dans Téhéran reste préoccupante. Un responsable a confirmé que « personne n’est à l’abri » des attaques dans la ville, soulignant les conditions difficiles subies par le personnel de l’ambassade, qui a fait preuve d’une grande empathie à l'égard des ex-otages.
Des efforts demandés pour leur rapatriement
Leurs familles insistent, demandant aux autorités françaises de maintenir leurs efforts pour un retour rapide de Jacques et Cécile. « Nous ne comprenons pas pourquoi il existe encore des obstacles à leur rapatriement. Ils essaient d’une manière ou d’une autre de garder le moral et sont reconnaissants envers tous ceux qui les soutiennent », ont-elles déclaré.
Samedi, une source diplomatique française a rapporté que les deux personnes maintenaient leur sécurité à l’ambassade de France, mais le climat d'incertitude reste prévalent.
Jacques et Cécile, condamnés à respectivement 20 et 17 ans de prison pour espionnage en octobre dernier, ont été libérés en novembre, mais sont toujours soumis à des restrictions chaînes d’une potentielle négociation d'échange avec une citoyenne iranienne, Mahdieh Esfandiari, récemment condamnée en France pour apologie du terrorisme.







