Lundi 16 février, un commerce a été ravagé par les flammes à Alès (Gard). Les gérants, témoins du drame, accusent la DZ Mafia, affirmant qu'ils ont résisté à leurs pressions. Pour eux, les criminels derrière cet acte sont clairement affiliés à cette organisation.
"On avait mis toutes nos économies dans ce rêve, et voilà... tout est parti en fumée," s'exclame Fatma Guven, gérante d'un restaurant turc à Alès, interrogée par BFMTV. Dans la nuit du 16 février, deux hommes encagoulés ont pénétré dans son établissement après avoir brisé la porte. Les vidéos de surveillance montrent l'un d'eux répandre de l'essence au sol avant de mettre le feu, réduisant le commerce en cendres.
Pour Fatma, l'identification des coupables est une évidence : il s'agirait de membres de la DZ Mafia. Elle révèle avoir été harcelée depuis des semaines par des individus se revendiquant de l'organisation criminelle, exigeant la somme de 50 000 euros. "Sinon, ils ont promis qu'il nous arriverait du mal, qu'ils mettraient le feu à nos maisons, qu'ils nous tueraient," affirme-t-elle, rappelant la terreur ressentie par sa famille, maintenant réfugiée dans un hôtel.
Enquête ouverte, auteurs non identifiés
Bruno Bartoccetti, représentant du syndicat de police Alliance, fait part de ses inquiétudes. Selon lui, la manière d'agir évoque fortement les méthodes de la DZ Mafia. Comme il l'explique à TF1 Info, "Ils continuent d'étendre leur emprise, s'attaquant à tous les moyens possibles de soutirer de l'argent, que ce soit par le racket ou l'extorsion." Une note d'un rapport consulté par TF1 indique que le gang marseillais tente d'élargir son influence et ses actes, dépassant le cadre du trafic de drogue. Bien qu'une enquête ait été ouverte pour "destruction par incendie en bande organisée" et "association de malfaiteurs", le procureur d'Alès reste vigilant. À ce stade, il avoue n'avoir aucune certitude sur l'implication de la DZ Mafia dans cet incident.







