Le procès de Mohammed Haddou s'est clos le 11 février dans la cour d'assises du Finistère, où il a été condamné à 30 ans de réclusion pour avoir poignardé son ancienne compagne à neuf reprises à Brest en juin 2023. Ce jugement sans appel traduit la gravité des faits, alors que l'accusé a reconnu l'ensemble des actes qui lui étaient reprochés.
La peine inclut une période de sûreté de 15 ans, le retrait de son autorité parentale et une interdiction définitive de territoire. Cette décision, conforme aux réquisitions de l'avocate générale, vise à souligner la nécessité de protéger les victimes de violences conjugales, un sujet de préoccupation grandissante en France.
Lors du prononcé du verdict, Mohammed Haddou, les yeux baissés, s'est exprimé face à son ex-compagne, Lucie, en déclarant : "J'aimerais bien dire à la maman de mon fils et à sa famille de me pardonner. Je suis sincèrement désolé... Tout ce qui compte, c'est qu'elle soit en vie." Cette tentative de rapprochement a été perçue par beaucoup comme une forme de manipulation, selon des experts en psychologie criminelle.
Les faits de violence qui ont éclaté le 18 juin 2023 ont été décrits par l'avocate générale comme un acte de traque. "Cette pluie de coups, son corps qui git au sol, le sang qui coule", a-t-elle déclaré, avertissant sur la gravité et la récurrence de ce type de violences. Cynthia Aricat, avocate générale, a insisté sur le fait que des actes comme ceux-ci sont souvent précédés de comportements violents moins extrêmes, mais alarmants, soulignant l'importance d'une vigilance accrue face aux signes de violence domestique.
Ce procès s'inscrit dans un contexte où les féminicides sont en augmentation en France. Les témoignages de spécialistes et d'associations comme "Féministes en colère" et "SOS Violences Conjugales" rappellent la nécessité d'une prise de conscience collective et d'actions législatives renforcées pour protéger les victimes et sanctionner fermement ces crimes.







