Gloria Daumas, agent d'entretien à l'hôtel de ville de Pélissanne, partage son fascinant parcours migratoire depuis le Venezuela vers la France. Originaire de Colombie, elle a quitté son pays natal à l'âge de huit ans avec sa mère pour tenter sa chance au Venezuela, alors en plein essor économique.
Arrivée pour la première fois en France en janvier 1988, Gloria suivait son mari, Robert, qui travaillait à la construction du métro à Caracas. Peu de temps après, il a été recruté pour le projet du tunnel sous la Manche à Calais. Cependant, à cause de complications administratives, Gloria a dû retourner au Venezuela avec leur fille, Patricia, après seulement trois mois.
« Mon parcours n'a pas toujours été facile, et chaque voyage a apporté son lot de défis », confie Gloria. Elle a ensuite vécu plusieurs années dans son pays d'origine avant de prendre la décision de s'installer définitivement en France. Son intégration dans le village du Pays salonais a été soutenue par des associations locales qui accompagnent les immigrés et favorisent le multiculturalisme.
La situation au Venezuela, particulièrement marquée par des tensions politiques et économiques, reste un sujet préoccupant pour Gloria. Elle s'inquiète des récentes informations concernant une éventuelle capture du président Nicolás Maduro, une continuité d'un climat d'incertitude qui affecte de nombreux Vénézuéliens. D'après plusieurs analystes de Le Monde, ce développement pourrait entraîner de nouveaux troubles dans le pays.
Les mots de Gloria résonnent alors que la communauté vénézuélienne en France continue de croître : « Chaque jour, je suis reconnaissante d’être ici, mais une partie de moi reste attachée à mon pays. J'espère que les choses s'amélioreront pour ceux qui y restent. » Son histoire illustre à quel point les parcours des immigrés sont riches et variés.
La solidarité et le soutien des anciens compatriotes jouent un rôle crucial dans l’intégration de Gloria et des autres Vénézuéliens en France. Comme l’a souligné un expert en migration, « l’intégration se fait à travers le partage de l’expérience et la création de liens ». Dans un monde où les migrations sont de plus en plus fréquentes, l’histoire de Gloria résonne comme un appel à la tolérance et à l’acceptation des différences.







