Un cessez-le-feu a été annoncé pour la Pâque orthodoxe, les samedi 11 et dimanche 12 avril 2026. Les gouvernements de Moscou et de Kiev ont tous deux promis de respecter cet engagement. Cependant, depuis le début de l'invasion en 2022, de nombreuses tentatives de trêve lors d'occasions comme la Pâque, Noël ou les Jeux olympiques ont été faites, sans jamais aboutir à une paix durable.
Dans un communiqué du Kremlin, Vladimir Poutine a déclaré que le cessez-le-feu entrerait en vigueur à partir de 16 heures le samedi jusqu'à la fin de la journée du dimanche, avec pour objectif un arrêt des opérations « dans toutes les directions ». De manière notable, cette annonce n’a pas été discutée avec le gouvernement ukrainien ni avec les autorités américaines.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky a affirmé que son pays respecterait cette trêve tant que la Russie ferait de même. Malgré une proposition de Kiev pour une telle pause, la réponse de Moscou a été marquée par de nouvelles attaques par drones, rendant le climat de confiance précaire.
Cette initiative arrive à un moment critique où les négociations médiées par les États-Unis sont dans l'impasse, en partie à cause de l'attention croissante de Washington sur le conflit en Iran. Selon des sources fiables, un émissaire russe est actuellement à Washington pour discuter des processus de paix, ce qui témoigne d’une volonté de dialogue au-delà de la simple gestion d’un cessez-le-feu religieux.
Les appels à la paix se multiplient. Le pape Léon XIV, dans son message pour Pâques, a exhorté les dirigeants mondiaux à « choisir la paix », dénonçant l'indifférence face aux souffrances causées par les conflits. Depuis le début de l'invasion russe en février 2022, plusieurs trêves ont été évoquées, mais aucune n'a permis d'instaurer un véritable cessez-le-feu.
Noël orthodoxe : des annonces peu suivies sur le terrain
Depuis l'agression à grande échelle en février 2022, les fêtes de Noël orthodoxes, célébrées le 7 janvier, ont régulièrement été utilisées comme prétexte pour envisager des trêves. En janvier 2023, la Russie avait proposé un cessez-le-feu de 36 heures à Noël, que l'Ukraine avait refusé, jugeant ce dernier trop risqué et manquant de garanties. Les combats avaient alors continué, bien que l'intensité ait varié dans certaines zones.
Pâques : des trêves ponctuelles et limitées
Les appels à un cessez-le-feu à l'occasion de la Pâque orthodoxe se sont multipliés. En avril 2025, la Russie avait décrété une trêve similaire à celle de 2026, mais cette période n’a été qu'une diminution relative des hostilités, marquée par des violations rapportées par l'Ukraine, qui a signalé des attaques d'artillerie dans le Donbass.
Pas de trêve olympique pour Paris 2024
Avant chaque Jeux Olympiques, l'Assemblée générale de l'ONU adopte une résolution appelant au respect de la trêve olympique. Cependant, fin 2023, cette résolution n'a pas été votée à l'unanimité, la Russie exprimant des réserves. Emmanuel Macron a souhaité obtenir une trêve durant les JO d'été 2024, mais cela a été rejeté par Zelensky, qui craignait que cela ne profite à l'adversaire. Poutine a également laissé entendre qu'il ne respecterait aucune trêve, soulignant le caractère rare d'un tel événement dans le cadre d'un conflit prolongé.







