La recherche de la longévité repose sur une harmonie entre le mode de vie et l'environnement social. Une alimentation équilibrée joue un rôle crucial, mais l'importance du maintien de liens sociaux authentiques ne peut être négligée. Ces connexions agissent comme un bouclier contre l'isolement, ce qui contribue à une meilleure santé et un épanouissement durable au fil des années. « En France, certaines régions offrent une longévité supérieure, comme l'Île-de-France, alors que les Hauts-de-France détiennent le record de la plus faible espérance de vie », souligne Serge Guérin, sociologue et spécialiste du vieillissement. « À titre d'exemple, à Saint-Quentin, l'espérance de vie atteint en moyenne 73 ans, contre 85 ans au cœur de Paris, ce qui montre l'écart significatif entre ces territoires ».
Les femmes ont une espérance de vie supérieure
Selon Guérin, « Un des éléments clés est sans doute la qualité de l'alimentation, l'activité physique, et surtout, le lien social avec autrui ». La France voit actuellement un changement démographique sans précédent, illustré par la montée en flèche du nombre de centenaires, passant de 350 en 1950 à environ 31 000 aujourd'hui. Pourtant, des disparités notables existent entre les sexes, les femmes jouissant d'une espérance de vie plus élevée. Ce phénomène s’explique par divers facteurs, notamment biologiques et comportementaux, les comportements à risque, comme la consommation d'alcool et les habitudes alimentaires néfastes, étant plus répandus chez les hommes. « Une bonne santé favorise notre désir de vivre longtemps, mais ce désir dépend également de nos interactions sociales. Nous ne vivons pas seulement pour battre un record », conclut le sociologue.
Pour explorer davantage ces thématiques, consultez « Quand le sexe n'a pas d'âge et l'amour non plus » de Serge Guérin, aux éditions Michalon.







