Le conducteur du poids lourd, impliqué dans une collision tragique avec un TGV dans le Pas-de-Calais, a été mis en examen pour homicide routier avec une violation des obligations de sécurité. Lorène Desmis, son avocate, évoque une garde à vue éprouvante pour son client.
Lors de cette fatale collision survenue mardi 7 avril, le chauffeur a été placé en garde à vue et inculpé pour homicide routier après avoir subi un choc tant physique qu'émotionnel. L'avocate, Lorène Desmis, précise : "Mon client a vécu cette garde à vue de manière très difficile. À peine 2 h 30 après l’accident, il se retrouvait sécurisé, alors qu'il avait également subi un traumatisme."
D’après l’avocate du barreau de Béthune, la barrière linguistique a fortement compliqué les échanges pendant cette période délicate. "Il a été très compliqué pour lui d'appréhender les complexités de la justice française."
Un homme sous le choc
Après sa garde à vue, le chauffeur polonais a été mis en examen pour "homicide routier avec une violation d’une obligation de prudence ou de sécurité", conformément aux demandes du parquet. "Il est soulagé de bénéficier d'un contrôle judiciaire, car il craignait fermement d’être placé en détention", déclare Me Desmis. Cependant, il reste profondément affecté par cet accident. Le conducteur a ensuite regagné le sud de la France, où il réside, après avoir passé une nuit à Béthune. Il devra néanmoins respecter toutes les convocations judiciaires, avec une interdiction de quitter le territoire.
Lorène Desmis insiste sur le fait que son client est d'avis que cet incident est le résultat d'un accident et, selon elle, probablement influencé par une défaillance au niveau des dispositifs de sécurité des barrières. Une analyse partagée par certains experts du secteur, qui soulignent l'importance d'améliorer ces mécanismes pour éviter de telles tragédies à l'avenir. Des témoignages recueillis par Le Monde corroborent également les craintes concernant la sécurité routière autour des voies ferrées.







