Samedi 4 avril, plusieurs milliers de citoyens se sont rassemblés devant l'hôtel de ville de Saint-Denis pour soutenir leur nouveau maire, Bally Bagayoko, récemment élu sous la bannière de La France Insoumise (LFI), et faire front contre le racisme croissant dont il a été victime. Selon la police, la mobilisation a rassemblé environ 6 000 personnes, témoignant d'une solidarité impressionnante face à des attaques racistes envoyées au standard de la mairie, poussant Bagayoko à porter plainte contre la chaîne CNews.
Ce dernier a déclaré avec une ferveur contagieuse : "Nous sommes purement et simplement des Français à part entière. Que cela dérange, y compris un certain nombre de racistes, ça nous indiffère." Cela fait écho à des comparaisons choquantes faites sur les plateaux de télévision où il a été qualifié de "mâle dominant," illustrant la violence de certains discours publics.
De nombreux nouveaux élus issus de l'immigration dans la foule
Les mots du maire ont trouvé un écho fort parmi les manifestants, particulièrement touchés par les énonciations de haine. Une femme présente a déclaré : "C'est ignoble. Le mot ignoble est insuffisant,” tandis qu'une autre a ajouté, visiblement indignée : "Les gens parlent avec une totale haine." Dans les rangs des manifestants, de nombreux élus issus de l'immigration ont partagé leurs propres expériences. Amadou Ka, maire adjoint à Creil, a noté que les attaques racistes n’étaient pas nouvelles, mais que leur intensité après l'élection de Bagayoko était sans précédent.
Un symbole contre le racisme
Pour beaucoup, Bally Bagayoko représente plus qu'un simple élu ; il est un symbole d'espoir et de résistance face à la discrimination. Un couple de Parisiens présents lors de la manifestation a décrit leur admiration pour lui : "Il a prouvé que tout est possible. Être maire, être issu de l'immigration, c'est une preuve que le plafond de verre peut être brisé." Cette marche a ainsi transcendé le soutien à un individu pour s’affirmer comme une déclaration collective contre le racisme, célébrant la diversité et la solidarité au sein de la République française. Jean-Luc Mélenchon et d'autres figures de la gauche se sont joints à cette mobilisation, soulignant l'importance d'unité dans le combat pour l'égalité.







