À Bègles (Gironde), Clément Rossignol Puech, maire sortant et candidat à sa réélection, témoigne d'une situation alarmante en ayant porté plainte suite à des menaces de mort reçues via les réseaux sociaux. L’élu écologiste souligne une "banalisation de la violence" qui doit nous interpeller.
Alors que le second tour des élections municipales s'approche, la tension à Bègles est palpable. Dans une publication Facebook, Rossignol Puech a exposé la menace qui pèse sur lui et a décidé de porter plainte pour incitation à la haine et menaces de mort, comme le rapporte France Bleu.
Ce dernier a décrit des caricatures le représentant pendu, qui ont été diffusées sur les réseaux sociaux et sous forme d'autocollants. "Le débat démocratique mérite mieux que cette banalisation de la violence et ces appels au meurtre implicites," a-t-il affirmé. "Une image de moi pendu n'est pas une opinion. C'est une incitation inacceptable à la haine et à la violence." Après avoir obtenu 37,8 % des voix lors du premier tour, il a fusionné sa liste avec celle de Loïc Prud’homme pour affronter l'opposition menée par Christian Bagate.
Un colistier du maire également pris pour cible
L'élu n'est pas le seul à faire face à des menaces. Un membre de son équipe a également reçu une lettre anonyme le menaçant de mort, ajoutant à l'angoisse d'une campagne dont l'intensité est inquiétante, comme l’a souligné Rossignol Puech. Cette lettre a été glissée dans sa boîte aux lettres.
D'autres candidats, comme la maire PS de Creil, Sophie Dhoury-Lehner, sont également touchés par cette tendance inquiétante. Après avoir remporté le premier tour, elle a été ciblée dans une vidéo menaçante circulant sur les réseaux sociaux, comme l'indique France 3. La vidéo montre des images de l'élue entrecoupées de dessins animés, illustrant un homme masqué brandissant une arme. En conséquence, une plainte contre X a été déposée et un service de protection rapprochée a été mis en place pour elle.







