En effet, François Piquemal, député et candidat d'union de la gauche, a exprimé son indignation durant un point de presse le 20 mars. Lors de la cérémonie d'hommage aux victimes des attentats de mars 2012, il a été sommé de quitter les lieux par certaines personnes, rapportant des insultes à son encontre. Ces actes auraient été orchestrés par des soutiens au maire sortant, Jean-Luc Moudenc, selon des déclarations qu'il a faites à plusieurs médias, dont BFM TV.
"Je vais déposer plainte, tout comme Hadrien Clouet et Anne Stambach-Terrenoir, qui ont également été menacés et insultés. Nous agirons ensemble pour que cela cesse", a indiqué François Piquemal.
Son allié socialiste, François Briançon, a adressé une lettre au maire Moudenc, demandant fermement de porter l'affaire devant la justice afin que les responsables soient identifiés et punis. Ce dernier a fait état d'une modification du protocole, isolant les élus de gauche lors de la cérémonie, une manœuvre que Piquemal considère comme un « traquenard ».
Des cris de haine
Des vidéos largement diffusées sur les réseaux sociaux montrent des participants crier des insultes telles que "Dehors, LFI!" et des accusations de antisémite. Cette situation embarrasse Moudenc, qui se dit attristé par ces événements. Cependant, plusieurs personnalités de gauche estiment que le maire aurait dû intervenir sur le champ pour rappeler à l'ordre les instigateurs.
François Briançon a déclaré à BFM TV: "Il aurait pu prendre la parole pour demander un instant de recueillement. Sa passivité a été remarquée et condamnée." De plus, Piquemal a évoqué des insultes particulièrement honteuses, des attaques homophobes, soulignant qu’il n’avait jamais vu une telle instrumentalisation lors de ses nombreuses participations aux commémorations précédentes.
Le second tour des élections municipales à Toulouse se profile le 22 mars, avec Piquemal contre Moudenc. Un sondage Ifop révèle une bataille serrée, avec 51 % des intentions de vote en faveur du maire sortant, contre 49 % pour le représentant de la gauche. Les élections promettent d’être intenses dans une atmosphère déjà chargée de tensions politiques.







