Après plus de vingt ans de carrière parlementaire, Éric Woerth a pris la décision de quitter son poste à l’Assemblée nationale pour se porter candidat à la présidence du PMU, comme il l'a annoncé à l'AFP, confirmant ainsi une information divulguée par Le Parisien.
Mandaté par le gouvernement depuis début septembre pour réfléchir à une réforme de la gouvernance du PMU, Woerth a vu son mandat prolongé, ce qui entraîne sa sortie automatique du Parlement. Sa suppléante, Véronique Ludmann, le remplacera au sein du groupe Renaissance. Selon ses propres mots, "je serai plus utile au PMU plutôt qu’être un député perdu dans une non-majorité".
Bien que sa nomination doive être validée par l'Assemblée générale du PMU, de possibles délais d'une quinzaine de jours se profilent. Les vérifications de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique (HATVP) sont également requises, en raison de son récent statut ministériel.
Ce n’est « pas un départ de la vie politique »
Woerth a exercé des fonctions ministérielles sous le gouvernement de Nicolas Sarkozy, notamment au poste de ministre des Comptes publics, jusqu'à la Fonction publique, et même au Travail. Bien qu'il ait été relaxé de toute accusation concernant le financement libyen de la campagne de 2007, sa voix résonne encore dans le débat public.
A l’Assemblée, Éric Woerth a eu un rôle prépondérant en tant que président de la commission des finances entre 2017 et 2022, période durant laquelle il a dû naviguer à travers des temps difficiles, surtout durant la crise du Covid. Il a exprimé sa nostalgie pour le Palais Bourbon, tout en dénonçant sa situation actuelle : « C’est un peu comme conduire une voiture sur de la glace. On n’est pas sûr de bien tenir la trajectoire ». Des mots qui reflètent son analyse des débats souvent tumultueux et d’un climat politique difficile.
Clair sur ses intentions futures, Woerth précise qu'il ne quitte pas la scène politique : « C’est un départ du Parlement, pas un départ de la vie politique. Je vais continuer à soutenir celui ou celle qui souhaitera vraiment devenir président de la République », dit-il, sans pour autant dévoiler ses préférences parmi les candidats actuels.







