Le 15 avril 2026, Valérie Guinaudie a été réélue présidente de la Communauté de communes (CdC) du Grand Cubzaguais, consolidant ainsi la position de la gauche face à un embryon d'opposition de l'extrême droite. Au sein d'une assemblée de 37 membres, la maire de Mombrier a remporté 31 voix, tandis que son rival du Rassemblement National (RN), Pierre Le Camus, n'a obtenu que cinq votes.
Ce scrutin est le reflet d'un paysage politique en mutation. Le RN, qui avait enregistré de bons résultats lors des élections municipales de mars, est désormais une force à prendre en compte. Pierre Le Camus, malgré sa défaite, a ouvertement critiqué la gouvernance de la CdC, évoquant des problèmes de logistique et de partisanerie au sein de l'institution. Ce dernier a d'ailleurs déclaré : "L'hégémonie de la gauche a du plomb dans l'aile," une affirmation qui résonne fortement dans une assemblée majoritairement dirigée par des élus socialistes.
Lors des élections municipales, Le Camus avait atteint 43,51 % des suffrages, perdant de justesse face à son concurrent gauche. Ce résultat l’a incité à revendiquer une place dans les débats communautaires, bien que son groupe d'opposition soit très limité. "Je serai la présidente de toutes les communes et de tous les habitants sans distinction," a lancé Valérie Guinaudie, défenseur d'une approche inclusive qui promeut la solidarité et l’égalité.
Les luttes internes au sein de l'opposition se sont intensifiées lors des récentes élections de vice-présidence, où les élus RN n'ont pas obtenu plus de cinq voix pour leurs candidatures. Un fait marquant est l'absence de Célia Monseigne, ancienne maire emblématique de Saint-André-de-Cubzac, qui n'est plus là pour mobiliser son électorat.
Les commentaires sur la situation politique de la région ont été diversifiés, des observateurs notant l'importance de la solidarité entre les locaux pour contrer la montée de l'extrême droite. Des représentants des autres intercommunalités de Haute Gironde se sont également prononcés, exprimant l'espoir de travailler ensemble pour des projets communs. La prochaine étape pour la gauche sera de capitaliser sur son statut actuel et d'envisager des politiques qui incluent les préoccupations des citoyens face à l'émergence du RN.







