Ce samedi, le carnaval traditionnel de Hasparren, dans les Pyrénées-Atlantiques, s'est transformé en événement controversé lorsque des participants ont incendié un mannequin représentant Jordan Bardella, le leader du Rassemblement national (RN). Cet incident a suscité des réactions vives au sein du parti, certains députés le qualifiant d'« attaque directe contre la démocratie » orchestrée par « l'extrême gauche ».
Ce nouvel acte de vandalisme rappelle un événement récent à Mulhouse, où une piñata modelant une voiture de police a été détruite par des étudiants. Les tensions politiques semblent s'intensifier, avec ce dernier incident visant le président des eurodéputés du RN. Des vidéos circulant sur les réseaux sociaux montrent un grand mannequin arborant un brassard « I Love Marine », flamboyant devant un public composé notamment d'enfants.
À Hasparren, l'extrême gauche détourne le carnaval traditionnel en brûlant un mannequin à l'effigie de @J_Bardella. Cette violence est une attaque directe contre la démocratie ! pic.twitter.com/p86sAxYmbs
— Edwige Diaz Ⓜ️ (@diaz_edwige) February 11, 2026
Edwige Diaz, députée RN et vice-présidente du parti, s'est indignée sur les réseaux sociaux, qualifiant cet acte de « détournement du carnaval en un acte de violence ». Elle a rappelé le soutien que Jordan Bardella a reçu lors des élections européennes dans cette même commune. Elle estime que cet événement constitue une « banalisation de la violence » (source : Le Figaro).
« Banalisation de la violence »
Le député RN Philippe Ballard a également dénoncé cette mise en scène de haine politique, jugeant inacceptable l'implication d'enfants dans un tel acte. Les déclarations des membres du RN continuent d'épingler l'extrême gauche pour avoir transformé une fête familiale en tribunal de la haine. La situation jette une ombre sur la dynamique politique actuelle en France, où des élus de gauche dénoncent la stigmatisation dont ils font l'objet. Selon Matthieu Valet, eurodéputé et candidat à la mairie de Lille, « l'extrême gauche assume la violence comme mode d'expression politique ».
Ce n'est pas la première fois que Jordan Bardella est la cible de tels incidents. En novembre dernier, il avait été agressé physiquement lors d'une séance de dédicaces à Moissac, où un homme de 74 ans avait écrasé un œuf sur sa tête. Cet homme a reçu une peine de six mois de prison avec sursis (source : Franceinfo).
Ces événements soulèvent des questions sur les conséquences de la polarisation politique en France et l'impact que cela a sur les libertés d'expression et la démocratie elle-même.







