Récemment, un remaniement du gouvernement semble imminent avec les départs annoncés d'Amélie de Montchalin, désormais à la Cour des comptes, et de Rachida Dati, candidate pour la mairie de Paris. Jean Petaux, politologue associé au think tank Spirales, analyse ces évolutions pour La Dépêche du Midi.
Quelles transformations majeures sont à envisager dans le gouvernement ?
Jean Petaux précise que plusieurs événements concordent. Le départ de Pierre Moscovici de la Cour des comptes était prévu, même s'il aurait préféré une nomination à l'échelle européenne. Le remaniement pourrait donc dépasser la simple exclusion des ministres en route vers les municipales. Avec le départ d'Amélie de Montchalin, un enchaînement de mouvements au sein du gouvernement pourrait se produire, ouvrant ainsi des opportunités.
Les ministres de la société civile, comme Monique Barbut, sont-ils en danger ?
Il est difficile de définir précisément ce qu'englobe le terme « société civile ». Souvent, ces ministres sont considérés comme flexibles et peuvent se montrer ouverts à réintégrer leurs anciennes fonctions. En période de renouvellement, ils sont généralement les premiers sur la liste des départs, semblant moins attachés à leurs rôles ministériels, comme certains provenant du milieu entrepreneurial.
Quel message le Premier ministre souhaite-t-il transmettre avec ces changements ?
La question clé se pose : le Premier ministre a son mot à dire, mais le contrôle final revient au président. Ce remaniement pourrait être le dernier grand ajustement durant le second mandat d'Emmanuel Macron. L’objectif est clair : marquer un redémarrage de l'État après une période turbulente au niveau budgétaire et parlementaire, tout en se préparant pour la campagne présidentielle de 2027.
Les aspirations de candidats pour 2027, comme Gérald Darmanin ou Aurore Bergé, seront-elles prises en compte ?
C'est un équilibre délicat à maintenir. Avec la sortie de figures comme Gabriel Attal ou Édouard Philippe, il reste Gérald Darmanin, proche de Sébastien Lecornu. Ce remaniement semble surtout conçu pour éloigner des personnalités comme Rachida Dati, en difficulté dans sa campagne pour Paris.
Qui pourrait remplacer Rachida Dati ou Amélie de Montchalin ?
Les jeux de pronostics sont ouverts. La succession à la tête du ministère de la Culture s'annonce délicate, avec des coupes budgétaires significatives et la réforme de l'audiovisuel publique comme enjeu majeur. Le successeur devra naviguer parmi des controverses avec les employés de Radio France et France Télévisions, ce qui ne facilitera pas la tâche.
Un profil consensuel est-il envisageable ?
Traditionnellement, trois types de personnalités sont souvent nommées à la Culture : des figures du monde artistique, comme Françoise Nyssen, un poids lourd politique ou un gestionnaire fixé sur l'administration culturelle. Ce choix devra viser à apaiser le secteur dans un contexte politique complexe.







