Le groupe sidérurgique ArcelorMittal a annoncé ce mardi, en présence du président Emmanuel Macron, la construction à Dunkerque de son plus grand four électrique, un projet essentiel pour l'avenir de l'industrie en France. Ce nouvel équipement, capable de produire deux millions de tonnes d'acier par an, représente un investissement colossal de 1,3 milliard d'euros, avec une mise en service prévue pour 2029.
Emmanuel Macron a exprimé son souhait de voir l'entreprise "aller au bout de l'aventure" et a encouragé ArcelorMittal à envisager la construction d'un deuxième four, ainsi qu'à explorer davantage l'hydrogène comme alternative énergétique. Cependant, cette promesse de soutenir l'avenir de l'usine de Fos-sur-Mer (Bouches-du-Rhône) n'a pas été confirmée par les représentants syndicaux, qui craignent pour l'emploi et le développement local.
Selon Zidane Merabet, élu du CSE-CGT sur le site de Fos, des inquiétudes subsistent quant à la concrétisation des engagements pris par l'industriel. "Nous attendons des mesures concrètes, car les promesses ne suffisent pas à rassurer les travailleurs," a-t-il déclaré lors d'une interview sur ICI Provence.
La situation reste donc incertaine pour Fors-sur-Mer, alors qu'ArcelorMittal doit naviguer entre ambitions de modernisation et luttes syndicales. Les discussions se poursuivent pour déterminer comment garantir un avenir durable à cette usine vitale pour la région.







