Le Conseil économique, social et environnemental (Cese) s'apprête à renouveler son programme de travail, fusionnant les enjeux à long terme avec les préoccupations immédiates, comme l'a révélé sa présidente, Claire Thoury, lors d'une communication avec la presse. Cet engagement doit aboutir à des recommandations pour le prochain président et le nouveau gouvernement entre mai et juin 2027.
« Notre ambition est d'offrir une contribution précieuse de la société civile sur les grands défis contemporains », a déclaré Mme Thoury, qui a été élue à la tête de cette institution consultative représentant divers secteurs de la société. Le 8 septembre, la rentrée solennelle du Cese marquera une première dans son histoire depuis sa création en 1946. Cette occasion sera cruciale pour réaffirmer son rôle central dans le dispositif institutionnel français.
Lors de la réunion récente avec les leaders d'organisations membres, issues notamment des syndicats, des employeurs, et d'associations, des points de convergence ont émergé, notamment concernant la dignité au travail, l'accès aux biens essentiels, ainsi que des préoccupations liées à la jeunesse, à la confiance démocratique et à la question du logement.
« La société civile a une voix essentielle à porter dans le débat public actuel », a souligné Claire Thoury, notamment face aux critiques précédentes concernant l'efficacité et le coût du Cese, soulevées par la commission des Finances de l'Assemblée nationale et la Cour des comptes en 2022.
Elle a affirmé la nécessité d'un équilibre entre vision à long terme et réponses immédiates : « Oui, nous sommes la chambre du temps long, et nous continuerons d'être fidèles à ce rôle, car certaines crises requièrent une réflexion profonde. Cependant, notre responsabilité est d'être compétents dans les deux registres ». Le prochain rapport annuel, attendu à l'automne, sera consacré à l'analyse démographique, un sujet aux implications vastes pour l'avenir du pays.
En attendant, le Cese presenter son avis sur la proposition de loi sur les violences sexistes et sexuelles entre le 15 et le 17 juillet, après avoir été sollicité par la présidente de l'Assemblée nationale de manière conjointe avec le Conseil d'État. Cet avis devrait fournir des recommandations sur la faisabilité et la mise en œuvre des mesures proposées, contribuant à la création de solutions concrètes.







