Théo Martin, archéologue et responsable des fouilles menées par la société Eveha (Études et valorisations archéologiques), déclare : "L’objectif était de comprendre l’interaction entre la ville antique et la ville médiévale." Les recherches ont été interrompues pendant une semaine en raison de la canicule, mais les objectifs ont été atteints. Des traces d'humidité se sont manifestées à divers endroits, indiquant que les Romains avaient dû remblayer pour s'établir dans la région.
Selon Martin, la zone qui s'étendait du Parc Fallières au lycée De Baudre a rapidement été désertée, notamment à cause des inondations récurrentes.
Cela dit, le scénario se complexifie boulevard Carnot, où le chantier s'étend sur plus de 20 mètres de long. Ce secteur de la ville demeure peu connu d'un point de vue archéologique. Martin fait remarquer que les fouilles menées dans les années 80 ont été expéditives par rapport aux normes actuelles.

Les découvertes seront cependant recouvertes dès lundi prochain, y compris un four antique dont les premières estimations le classaient comme un vestige antique. "Il se révèle médiéval, datant des XII ou XIIIe siècles", déclare Martin avec une certaine excitation. Ce four, dont l'utilisation reste à définir, pourrait avoir servi à des fins domestiques, artisanales ou même pour la poterie, bien que cela reste mystérieux.
Synonymes de mystère et de frustration
"L'archéologie n'est pas une science figée", souligne Martin. Toutefois, son équipe fait face à des défis quotidiens. Les informations recueillies, notamment des photos et des croquis, sont régulièrement gravées dans les archives. Ce projet est soutenu par l'État, garantissant une documentation rigoureuse et des publications sur les avancées des recherches. Une collaboration récente avec l’Académie des Sciences, Lettres et Arts d’Agen a renforcé l’importance de ces fouilles.
Bien qu'aucune découverte spectaculaire ne soit à signaler, l'enrichissement des connaissances sur l'occupation romaine s'affine grâce à ces travaux. "Le réseau de chaleur urbain a permis de cartographier une partie du sud de la ville", rappelle Martin. Ces fouilles confirment que l'occupation médiévale était plus étendue que ce qui avait été précédemment estimé.







