Dans une interview accordée à Valeurs actuelles, Bruno Retailleau, le candidat des Républicains à la présidentielle de 2027, se prononce en faveur de l'abrogation du droit du sol. Cette déclaration s'inscrit dans une volonté de renforcer sa position sur l'immigration, un sujet clé pour sa campagne. Retailleau estime que la nationalité attribuée aux personnes nées sur le territoire français doit s'accompagner d'une véritable assimilation, qu'il juge aujourd'hui largement ineffective.
Il propose également de réduire le regroupement familial et annonce la fin des aides automatiques pour les nouveaux arrivants en France. « Il faudra attendre cinq ans de présence légale et de travail pour pouvoir en bénéficier », affirme-t-il. Ces mesures visent à aligner la France avec des positions plus fermes prônées par la coalition de pays, comme l'Italie de Giorgia Meloni, qui défend une politique migratoire stricte.
Retailleau critique le gouvernement espagnol de Pedro Sanchez, qui a régularisé un grand nombre de sans-papiers, et insiste sur la nécessité de saisir une opportunité pour renforcer les règles européennes afin de limiter l'immigration. Il souligne que l'avenir de l'Afrique se situe sur son sol plutôt qu'en Europe, rejetant l'idée que le changement climatique puisse justifier une migration de masse.
Dans un élan de respect envers les électeurs du Rassemblement national (RN), il précise qu'il ne cherche pas à se montrer plus légitime qu'eux sur les questions migratoires, tout en s'opposant à leurs promesses qu'il qualifie de démagogiques. Retailleau conclut en affirmant que si son projet de réforme est soutenu, il n'aurait aucune objection à fédérer des voix autour des idées qu'il propose, car il s'agit d'une demande forte de l'opinion publique française.







