En garde à vue, Julien B., accusé du meurtre de Chloé, 14 ans, évoque une étrange obsession pour le saucisson.
Le 6 mai, Chloé a été tragiquement tuée à Fère-en-Tardenois, dans l'Aisne. Le même jour, Julien B., son ancien compagnon de 23 ans, a été mis en examen pour viol sur mineure et homicide. Un crime qu'il a reconnu, selon RTL.
Lors de sa garde à vue, Julien B. a présenté des justifications déroutantes quant à sa présence le jour du meurtre. Alors que Chloé l'avait quitté un mois plus tôt, il a affirmé : "Je voulais aller à la boucherie pour acheter du saucisson. Je souhaitais également discuter avec Chloé". Face à ces propos, l'enquêteur a insisté : "La vraie raison n'était-elle pas de voir Chloé ?". Julien a rétorqué : "Non, le saucisson était prioritaire. Chloé, c'était secondaire, pas essentiel".
Il a précisé que la boucherie de la ville avait été maintes fois primée pour son saucisson de cheval, justifiant ainsi son intérêt pour cet ingrédient, car il projetait une raclette familiale le week-end suivant. Concernant le couteau retrouvé sur lui, il a expliqué que c'était pour se défendre en cas d'agression nocturne.
Des menaces pesantes contre Chloé et son nouveau partenaire
Les relations entre Chloé, alors âgée de 13 ans, et Julien B., 22 ans à l'époque de leur rencontre en 2025, étaient entachées de tensions. La jeune fille a récemment porté plainte pour viol contre un précédent partenaire, un homme d'une vingtaine d'années. Leur relation, bien que décrite par Julien comme consentie, a été marquée par des comportements possessifs et menaçants selon des témoignages d'amis de Chloé, qui affirmaient qu'elle avait peur de lui.
À peine trois semaines après leur séparation, Julien B. aurait proféré des menaces contre Chloé et son nouveau compagnon. Ce climat d'insécurité explique en partie la tragédie qui s'est ensuivie.
L'avocat de la famille de Chloé s'insurge
Lorsque Julien attendait Chloé près de son collège, il avait prétendu vouloir "discuter" d'une soi-disant tromperie. Il a déclaré aux enquêteurs que Chloé l'avait "insulté" et "provoqué", affirmant ne pas avoir eu l'intention de la tuer mais simplement de l’effrayer, alors qu'il l'a poignardée plusieurs fois. Ces incohérences ont suscité l'indignation de Me Guillaume Demarcq, l'avocat de la famille de la victime, qui a évoqué la possible préméditation : "Une adolescente est morte et il parle de saucisson ? Un peu de respect...".







