Alors que la France endure un nouvel épisode de chaleur extrême, rappelant les tragiques événements de 2003 où près de 15 000 vies ont été perdues, le Rassemblement national a décidé de remonter au créneau sur la question cruciale de la climatisation. Le parti propose un plan ambitieux intitulé '100% rénov', visant à allouer 20 milliards d'euros d'ici 2030 pour financer l'isolation thermique et l'équipement des logements et bâtiments publics en climatisation.
Lors d'une récente intervention sur TF1, Jean-Philippe Tanguy, député et proche de Marine Le Pen, a expliqué que ce plan comprendrait des prêts à taux zéro, garantis par l'État, destinés à moderniser l'isolation des habitations tout en permettant l'installation de systèmes de climatisation. Selon lui, ce dispositif ne devrait pas peser sur les finances publiques, puisque les ménages rembourseraient ces prêts grâce aux économies d'énergie réalisées grâce aux rénovations.
Le député a également attiré l'attention sur le faible taux d'équipement des ménages en climatisation, estimé à seulement 20 à 30%. Il souligne la nécessité d’équiper au moins 20 millions de foyers, sans compter les lieux collectifs tels que les écoles et les hôpitaux. Pour lui, l’objectif doit être d’atteindre entre 30 et 40 millions d'unités installées pour faire face aux vagues de chaleur.
'Ce n’est pas un investissement à perte'
Tanguy affirme que ce programme serait finalement avantageux d'un point de vue financier. Les économies d'énergie découlant d'une meilleure isolation rendraient le coût des prêts justifiable. En considérant les défis sanitaires et économiques posés par les vagues de chaleur, il estime que ces conséquences sont souvent sous-estimées, avancent des pertes d'activité pouvant atteindre entre 0,3 et 0,5 point de PIB.
Jean-Philippe Tanguy conclut en déclarant : 'on gagnerait de l’argent à climatiser, ce n’est pas un investissement à perte'. Une véritable urgence à agir, comme l'a également souligné Marine Le Pen, qui avait récemment interrogé le gouvernement sur sa volonté de s'attaquer à cette question : 'faut-il dire oui ou non à la climatisation ?'
Cette proposition émerge dans un contexte où la France cherche des solutions durables pour faire face aux aléas climatiques, rappelant ainsi l'importance d'un débat sérieux et éclairé sur les enjeux d'adaptation aux conditions climatiques extrêmes.







