Des accusations de mensonge pèsent sur le gouvernement suite à l'interdiction d'un concert organisé par La France insoumise (LFI) pour la Fête de la musique. Manuel Bompard, coordinateur de LFI, a vivement contesté la justification de cette décision par la préfecture de police de Paris, évoquant des « propos injurieux » de certains invités historiques, particulièrement à l'égard des forces de l'ordre.
La porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, a affirmé à BFMTV-RMC que cette annulation était justifiée par des risques potentiels de trouble à l'ordre public. En réponse, Bompard a qualifié ces affirmations de mensonges lors d'un entretien télévisé, précisant que LFI avait saisi le tribunal administratif pour contester la mesure.
Le programme annoncé par LFI n'incluait pas les artistes cités dans l'arrêté préfectoral, qui mentionnait des figures comme Assa Traoré et les rappeurs Médine et Soso Maness. Une source proche de LFI a confirmé qu'aucun de ces artistes n'était prévu sur la scène principale, qui aura lieu place de la République à Paris de 18H00 à minuit.
Malgré leur proximité avec LFI, Médine et Assa Traoré ne faisaient pas partie des performances planifiées, laissant planer un doute sur les motifs de l'interdiction. Pour Bompard, appliquer cette logique d'annulation à des artistes dont les propos sont jugés contestables remettrait en question la légitimité de nombreux concerts par des artistes engagés comme Renaud ou Brassens.
La préfecture a ajouté que l'événement risquait d'attirer un public potentiellement hostile aux forces de l'ordre, surtout dans un climat politique particulièrement polarisé. Ces concerts, prévus pour la Fête de la musique, avaient été annoncés par LFI comme des événements clairement politisés.
Ariel Weil, maire PS de Paris Centre, a critiqué le projet comme étant irresponsable, tandis que le président du CRIF, Yonathan Arfi, a mis en garde contre l'utilisation des rassemblements populaires à des fins politiques. Ian Brossat, sénateur communiste, a également exprimé son mécontentement, arguant que la liberté était le cœur même de la Fête de la musique.
LFI a déjà organisé des concerts pour cet événement en 2025, sans incident notable. Pourtant, l'annulation de ce concert a ravivé des tensions déjà présentes dans le débat politique français.







