Un projet d'envergure pour l'IA en France
Le secrétaire général de Renaissance et candidat à l'élection présidentielle, Gabriel Attal, a proposé un projet ambitieux visant à faire de la France la première puissance européenne en intelligence artificielle d'ici dix ans. Lors d'un entretien accordé aux Échos le 17 juin, il a présenté le 'plan France 2040 pour l'IA et l'innovation', un investissement de 200 milliards d'euros, dont la moitié serait financée par des sources publiques.
Le financement du projet
Pour réaliser ce projet, Attal envisage d'utiliser des fonds européens, le budget de l'avenir et des économies réalisées dans la commande publique. Dans des déclarations à Sud Ouest, il déclare : "Je préfère que l'on utilise nos futures marges budgétaires pour investir dans l'IA plutôt que d'augmenter chaque année les prestations sociales." En parallèle, il plaide pour un financement privé à travers des retraites par capitalisation, fléchant une partie de l'intéressement vers l'innovation.
Une stratégie européenne
Attal ne se limite pas à une vision nationale mais prône également une stratégie à l'échelle européenne. "Il faut l'équivalent de la politique agricole commune pour l'IA", a-t-il insisté, appelant à créer une politique d'IA commune intégrant une partie du budget européen.
Ses objectifs incluent la formation de 20 millions de salariés en IA d'ici 2030, touchant non seulement les ingénieurs, mais également l'ensemble des employés. "Cela nécessite un engagement massif afin d'intégrer l'IA au cœur de l'économie française", conclut-il, espérant susciter un élan collectif pour transformer la France en leader incontesté dans ce domaine.







