Le leader des Républicains a affirmé lors d'une conférence de presse ce mercredi 17 juin qu'un troisième acte du macronisme était impossible. Selon lui, les Français ne feront pas confiance à Édouard Philippe ou Gabriel Attal, les deux figures montantes du macronisme, pour les représenter lors du prochain scrutin.
"Une saison 3 du macronisme, même par procuration, ce n'est pas possible", a témoigné Bruno Retailleau avant son première grand meeting de campagne prévu à Paris.
Retailleau, dont la publication d’un récent ouvrage est attendue pour la rentrée, affirme que les électeurs cherchent à tourner la page des deux quinquennats d'Emmanuel Macron. Cette position est largement partagée parmi les membres de son parti, selon Les Echos.
Le candidat ajoute que "aucun des candidats du bloc central ne sera élu président de la République" et maintient que les chemins d'Édouard Philippe et lui-même se croiseront à l’automne prochain, malgré un soutien qui semble stagner autour de 9% dans les sondages. Pour illustrer son propos, il utilise l'image d'une "meule avec ses deux pierres qui tournent", affirmant que les deux rivaux finiront par s'effriter, incapable de s'imposer l’un sur l'autre.
Bruno Retailleau veut "mettre la France à l'endroit"
Pour son meeting au Parc Floral à Paris, où il espère rassembler plus de 4.000 personnes, Retailleau projette de présenter une image d'unité au sein de son parti. Parmi les personnalités attendues figurent Gérard Larcher, François Baroin, Valérie Pécresse et Michel Barnier. À l'inverse, certains leaders comme Laurent Wauquiez et Xavier Bertrand ne seront pas présents, ce qui pourrait affaiblir le message de rupture implicite avec le macronisme.
Bruno Retailleau s'efforcera dans son discours d'élargir sa base électorale en promettant de "mettre la France à l'endroit". Il suggère également un recours aux référendums sur des sujets tels que l'immigration et la sécurité, déclarant : "Les Français doivent être directement impliqués dans ces décisions cruciales". Cette approche suscite des réactions diverses, et certains experts estiment qu'une stratégie aussi directe pourrait risquer de polariser davantage l'électorat, comme l'a noté France Info.







