Emmanuel Macron a déclaré ce mercredi 17 juin avoir "toujours eu confiance" en Donald Trump, tenant à saluer son changement de position en faveur de l’Ukraine lors du sommet du G7 qui a eu lieu à Évian. Lors d'une conférence de presse, il a souligné : "Quand nous avons des désaccords, nous les assumons. Mais chaque fois qu'il s'est engagé envers nous, il a respecté ses promesses".
Le président français a réservé un accueil chaleureux à Trump, qui a souvent montré une réticence envers les grandes réunions internationales, se remémorant son départ anticipé du sommet du G7 au Canada l'année précédente.
Dîner au château de Versailles
Ce soir-là, Emmanuel Macron a prévu un dîner au château de Versailles, une invitation qui a soulevé des critiques parmi ses opposants, le taxant d'être trop conciliant avec le président américain.
"Si je n'avais pas maintenu fermement mes positions au cours des derniers mois, des doutes pourraient émerger quant aux rapports de force", a témoigné Macron, adoptant un ton qui rappelle ses célèbres déclarations au forum de Davos.
Une diplomatie claire et affichée
Le président a toutefois insisté sur le fait qu'il n'a jamais été ambigu ni faible dans la manifestation de ses désaccords. Il a évoqué des sujets comme le Groenland ou l'Ukraine, soulignant sa volonté de maintenir un dialogue constructif. "La diplomatie ne consiste pas à recevoir uniquement ceux avec qui vous êtes complètement en accord", a-t-il précisé.
Les tensions autour des droits de douane
Quant aux tensions économiques, Trump a récemment menacé d’imposer 100 % de droits de douane sur le vin français, ajoutant une couche de complexité aux relations bilatérales. Sa récente décision d'ordonner à l'entreprise américaine Anthropic de restreindre l'accès aux modèles d'intelligence artificielle pour les ressortissants étrangers témoigne également des enjeux en cours.
"Sans la rencontre d'aujourd'hui avec le président Trump et son équipe, où en serions-nous en matière d'intelligence artificielle ?" s’est interrogé Macron. "Nous serions dans un conflit permanent. À défaut, ce monde ne communique que par tweets ou par déclarations de presse interposées", a-t-il conclu, mettant en lumière l'importance des dialogues en face-à-face.







