Le 10 juin, lors d'un Conseil des ministres, Emmanuel Macron a reconnu des dysfonctionnements notables dans l'affaire Lyhanna, soulevant des questions cruciales sur la confiance publique dans les institutions. Il a insisté sur la nécessité d'attendre les résultats des inspections programées pour le 19 juin afin d'agir « sans démagogie » et « à la lumière des faits ».
Macron a fait référence « à l’émotion de la Nation » et a exprimé « son soutien à la famille », comme l'a rapporté la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon. L’affaire interroge inévitablement « la confiance en nos institutions », a-t-elle déclaré.
Le président a précisé : « Il est essentiel de discerner entre les responsabilités individuelles et les dysfonctionnements systémiques touchant les services publics impliqués ». Il a toutefois averti que toute réaction doit être « méthodique » et fondée sur les faits à venir, plaidant contre « les réponses émotionnelles » face à une tragédie.
Macron a également affirmé que « si des modifications de la législation sur la protection de l’enfance s’avèrent nécessaires, elles le seront en fonction des constatations faites ». Ce commentaire arrive alors qu’une proposition de loi visant à aborder de manière exhaustive les violences sexuelles et sexistes est sur la table du Parlement.
Maud Bregeon a réitéré l'engagement du gouvernement à « ne pas camoufler les problèmes ». « Si des sanctions s’imposent, elles seront prises. Aucun acteur, y compris dans le système judiciaire, ne peut se soustraire à ses responsabilités », a-t-elle martelé, soulignant que « le corporatisme n'a pas sa place en ce moment ».
Cette affaire met en lumière des enjeux pressants quant à la transparence et la responsabilité dans le cadre des institutions publiques françaises, et elle pourrait entraîner des réformes significatives si les résultats des inspections confirment les inquiétudes soulevées.







