Depuis 2021, un résident de la Somme est confronté à une situation perplexe : il reçoit des contraventions en provenance d'Italie alors qu'il n'y a jamais mis les pieds. Cette situation déconcertante est le résultat d'une usurpation de plaque d'immatriculation, et il lutte pour rétablir la vérité.
Tout a commencé il y a cinq ans, lorsqu'il a acquis une nouvelle Jeep Renegade orange à Amiens. Le véhicule, en attendant son immatriculation définitive, avait reçu une plaque provisoire. Malheureusement, c'est cette plaque qui va entraîner cet habitant de Rosières-en-Santerre dans un véritable cauchemar administratif. Peu après son achat, il découvre avec stupéfaction qu'il reçoit des contraventions d'Italie. Selon ICI Picardie, les amendes concernent des infractions qu'il n'a pas commises, mettant ainsi en lumière une histoire d'usurpation.
Une dizaine de contestations
Les contraventions se succèdent : stationnement illégal, excès de vitesse, défaut de péage... Autant de réprimandes qui lui parviennent sans qu'il ait mis les pieds sur le sol italien. Il a donc déposé une plainte pour usurpation de plaque d’immatriculation. Les preuves photographiques des contraventions montrent un SUV Audi qui est tout l'opposé de son lumineux véhicule orange.
Malgré ses démarches, la procédure est restée bloquée sans suite et les amendes continuent d'affluer. Il admet avoir envoyé des dizaines de contestations mais fait face à un mur d'indifférence. "J’ai peur qu’ils me saisissent de l’argent directement sur mon compte, j’en dors plus la nuit", confie-t-il, reflet d'une angoisse partagée par d'autres citoyens confrontés à des situations similaires.
La direction de l’information légale et administrative rappelle que lorsqu'on est victime d’une usurpation de plaque, il est crucial de porter plainte et de "demander une nouvelle carte grise comportant un nouveau numéro d’immatriculation".







