Alors que l’UDR affine sa stratégie contre l'obligation de quitter le territoire français (OQTF), Jean-Luc Mélenchon se positionne en figure de proue à Saint-Denis. Philippe et Lisnard débattent des questions de justice, tandis que Bardella s'attire la sympathie des électeurs de Retailleau. À l’Institut français de politique (IFP), les droites en vue se retrouvent pour discuter de l’avenir.
L’UDR affine sa stratégie
Éric Ciotti et son équipe visent à renforcer la fissure dans le front républicain lors de la journée parlementaire dédiée à l'Union des droites pour la République, programmée le 25 juin. Lors de cet événement, le groupe, allié au Rassemblement national, présentera une proposition de loi interdisant le mariage pour les étrangers sous OQTF. Ce texte propose d’étendre les prérogatives du procureur en cas de soupçon de mariages de convenance, en prolongeant le délai avant célébration de mariage. Bien que soutenue par quelques membres du bloc central, incluant le garde des Sceaux, Gérald Darmanin, son adoption dépendra d’un climat moins conflictuel que l’an dernier. La gauche avait alors entravé tout débat serein, rendant la situation tendue.
À l’ordre du jour également, une initiative portée par Charles Alloncle, issue d’une commission d’enquête sur l’audiovisuel public, qui vise à limiter le « pantouflage » des cadres vers les sociétés de production privées. Cela s'accompagne d'une proposition de loi pour protéger les petites entreprises des « fonds vautours » et de mesures pour durcir la loi antisquat, formulées par l'ancien ministre du Logement, Guillaume Kasbarian.
Mélenchon se proclame roi à Saint-Denis
Le 7 juin à Saint-Denis, Jean-Luc Mélenchon a ouvert sa campagne présidentielle devant près de 20 000 sympathisants. En face de la basilique, il a partagé sa vision d'une « nouvelle France », citant des mesures phares comme une revalorisation du SMIC à 1 700 euros. Contrairement à d’autres figures de la gauche qui envisagent des primaires, Mélenchon a clairement établi son autorité, affirmant n'avoir besoin d'aucun processus démocratique complexe pour s'imposer. La question demeure : sa mainmise sur la gauche sera-t-elle contestée, ou perdurera-t-elle jusqu'en 2027 ?







