Un nouvel affrontement judiciaire se dessine entre La France insoumise (LFI) et le Parti communiste français (PCF) à Toulouse. En décembre 2025, le député insoumis Hadrien Clouet a été critiqué par Pierre Lacaze, un cadre du PCF, qui a déposé une plainte pour diffamation.
Cette affaire remonte à des tensions ayant surgi lors des élections municipales à Saint-Denis. Selon Mediacités, Lacaze a réagi suite à un tweet dans lequel Clouet l’a accusé d’être responsable d’« attaques racistes et sexistes ». « J’étais choqué par cette accusation », a déclaré Lacaze, qui estime que ses prises de position ne justifient pas une telle réaction.
À Saint-Denis, la directrice de la Fête de l’Humanité, Sofia Boutrih, avait conlu un accord avec le candidat LFI Bally Bagayoko, ce qui a provoqué des frictions au sein du PCF. Pierre Lacaze s'est alors prononcé contre cet accord, en affirmant son soutien aux maires du PCF dans le 93 et a appelé à l’unité au sein de la gauche.
« une vague d’attaques d’une violence inouïe sur les réseaux sociaux »
Dans la foulée, Boutrih a évoqué sur les réseaux sociaux une « vague d’attaques violentes » exacerbées par les déclarations de Lacaze. Clouet a alors apporté son soutien à Boutrih, affirmant que des propos sexistes et racistes avaient été alimentés par le cadre communiste, déclarations qui se sont révélées infondées.
« LFI recourt à la diffamation, et je ne me laisserai pas intimider », a affirmé Clouet. Il a reconnu avoir supprimé son tweet sous la pression, car il était utilisé pour attaquer les alliances de LFI avec les communistes.
Le climat se tend, et le député se dit peiné par cette escalade. « Les désaccords peuvent exister, mais ils ne devraient pas mener à des querelles juridiques », a-t-il laissé entendre. Lacaze, de son côté, réaffirme son engagement au PCF et conteste les assertions de Clouet, clamant qu'il n'a pas hésité à soutenir ses camarades face aux attaques.
La plainte de Lacaze est une illustration des tensions internes à gauche, alors que les deux partis tentent de maintenir une façade d’unité face à des défis politiques croissants. Un débat sur les méthodes à adopter et le ton à employer au sein des alliances de gauche semble plus que jamais d’actualité.







