Le débat autour de l'aide à mourir prend une nouvelle tournure : députés et sénateurs ont officiellement confirmé leur désaccord sur la réforme de la fin de vie, sans parvenir à un compromis. L'Assemblée nationale aura le dernier mot le 15 juillet, selon des sources parlementaires.
Malgré deux lectures dans chaque chambre, l'échec de la commission mixte paritaire (CMP), réunissant 14 élus, était anticipé. Les députés ont soutenu à plusieurs reprises le texte de l'ancien député Olivier Falorni, qui propose une procédure réglementée d'aide à mourir pour certains malades en fin de vie, tandis que le Sénat s'y est opposé à toutes les étapes.
Le ministre des Relations avec le Parlement, Laurent Panifous, a annoncé sur Sud Radio que le gouvernement confiera le dernier mot aux députés le 15 juillet. Ce sera une opportunité pour l'Assemblée de se réunir la semaine du 22 juin, suivie par une session au Sénat.
Les cinq corapporteurs du texte à l'Assemblée nationale, provenant de divers bords politiques, ont programmé une conférence de presse pour faire le point sur l'évolution de la réforme. Ils ont souligné l'importance d'avoir un débat et un vote sur la question, critiquant le Sénat qui, selon eux, s'emploie à faire obstacle à une législation attendue par de nombreux Français.
Si la loi est adoptée, cela constituerait une promesse tenue par le président de la République, qui voit en cette réforme un jalon sociétal de son nouveau mandat. Cependant, il aura fallu plus de trois ans depuis le début de la convention citoyenne pour voir cette question traitée.
Tout comme la Belgique, les Pays-Bas, la Suisse et le Canada, la France pourrait faire un grand pas vers le droit à l'aide à mourir. La proposition de loi actuelle prévoit une procédure pour permettre à certains malades, atteints d'une maladie grave et incurable, de choisir leur fin de vie, que ce soit par un suicide assisté ou par une euthanasie administrée par un professionnel de santé.







