Un couple de Haute-Corse a été reconnu coupable d'usurpation d'identité après avoir modifié les données de Brigitte Macron dans le système de la Direction générale des finances publiques (DGFiP). La Cour d'appel de Paris a prononcé sa décision le 7 mai, infligeant à Laurent A., 42 ans, et Juliette A., 48 ans, des peines avec sursis.
Ces derniers avaient déclaré de manière frauduleuse dans leur déclaration d'impôts, en ajoutant les noms de hautes personnalités politiques et qualifiant notamment Brigitte Macron sous le pseudo "M. Trogneux Jean-Michel, dit Brigitte".
Initialement, un tribunal correctionnel de Paris avait jugé qu'il n'y avait pas eu d'usurpation puisque l'accès à l'espace personnel de Madame Macron n'avait pas été tenté. Cependant, la Cour a déterminé que les actions de ce couple avaient bel et bien porté atteinte à la dignité de la Première Dame. Le couple a également été privé de son droit de vote pour une durée de deux ans.
Des conséquences juridiques graves
Brigitte Macron avait porté plainte après que sa secrétaire personnelle ait découvert l'usage frauduleux de son nom. Cette affaire a fait ressortir l'ampleur du harcèlement en ligne dont elle est régulièrement victime, souvent motivé par des théories du complot et des accusations infondées. Dans une déclaration sur TF1, elle avait souligné l'impact de cette situation sur sa famille, indiquant que ses petits-enfants entendaient des rumeurs troublantes à son sujet.
Enfin, ce cas s'inscrit dans un contexte plus large de cyberharcèlement où divers individus, liés à ces accusations, ont également été condamnés, montrant ainsi que la justice française prend au sérieux la protection des personnes contre les attaques non fondées.







