La CGT Aude se dresse face à la décision controversée du maire RN de Carcassonne, Christophe Barthès, qui souhaite évincer plusieurs syndicats de leurs locaux municipaux. Cette initiative survient après une manifestation qui a mobilisé de nombreux militants contre l'extrême droite, organisée par le mouvement Nous Carcassonne.
Pour défendre ses droits, la CGT a lancé une pétition en ligne, soutenue par l'Union départementale de la CGT de l'Aude, visant à conserver la Bourse du travail, un espace qu'elle occupe depuis 89 ans. Ce bâtiment est décrit par le syndicat comme un « lieu vital de rassemblement pour la justice sociale, l'égalité et la dignité au travail », essentiel pour toute une communauté de travailleurs, chômeurs et retraités.
Depuis le lancement de cette pétition, plus de 2 300 signatures ont été recueillies. Dans une lettre datée du 4 mai 2026, Barthès a clairement indiqué son intention de rompre l'occupation des locaux de la CGT. Il a affirmé : "L'occupation privative d’un bien communal ne peut intervenir que sur la base d'un titre régulier". Ce commentaire fait écho à une vision plus large des politiques de l'extrême droite, souvent critiquée par divers observateurs.
Barthès a parallèlement rappelé que la commune était ouverte à toute proposition d'achat de ce bâtiment, un point de vue jugé ironique par beaucoup, notamment en raison du prix élevé de 300 000 euros proposé en 2025.
Les syndicats ciblés par cette décision incluent également la CFDT, Sud Solidaires et la FSU. Ces derniers s'interrogent sur les implications d'une telle mesure et sur l'impact sur le mouvement syndical dans la région. L'expert en droits sociaux, Pierre Dubois, souligne : "Ces actions de la mairie ne visent pas uniquement à fermer des lieux, mais à museler les voix qui se dressent contre l'injustice sociale".
Alors que la tension monte, les syndicats de Carcassonne continuent de mobiliser leurs membres pour défendre leurs intérêts et maintenir vivante cette tradition de lutte qui caractérise la France.







