Moins de trois semaines après le piratage de l'ANTS, le ministère a réagi en annonçant une augmentation budgétaire de 200 millions d'euros pour améliorer la cybersécurité au sein des organismes publics. Ce montant, bien que significatif, a été jugé « insuffisant » par Anne Le Hénanff lors d'un entretien sur France Inter.
Des budgets à réévaluer
La ministre a insisté sur la nécessité d'une révision des budgets alloués à la cybersécurité, qui varient actuellement entre 1% et 5% au sein des différents ministères. À ce sujet, elle a déclaré :
« Aujourd'hui, les budgets consacrés à la cybersécurité sont très faibles par rapport aux enjeux. »
Selon des experts, il serait idéal de consacrer environ 10% du budget informatique à la cybersécurité quotidienne. Les 200 millions d’euros, qualifiés de mesure « d’urgence », sont destinés à effectuer des « audits flash » pour déceler les vulnérabilités dans les agences gouvernementales. Toutefois, ces mesures restent limitées face à l’évolution quotidienne des cybermenaces.
D'après un rapport du site Les Echos, les cyberattaques ont augmenté de manière exponentielle depuis le début de l’année 2026, ciblant non seulement le secteur privé mais aussi des entités publiques. L'État a été fustigé par plusieurs vagues de piratages, dont les plus notables ont touché France Travail et Parcoursup, qui ont respectivement connu des fuites de données impactant plusieurs centaines de milliers de citoyens. En parallèle, plusieurs fédérations sportives ont aussi subi d'importantes attaques, accentuant la nécessité d'opérations de sécurité renforcées.
Les propos de la ministre soulèvent des interrogations sur la capacité de l'État à protéger les informations sensibles face à la montée en puissance des cybercriminels. La plateforme France Inter soulignait également que des audits et mises à jour régulières sont essentiels pour adapter la sécurité aux nouvelles menaces.







