Lors du conseil municipal du 30 avril, le maire de Périgueux, Michel Cadet, a annoncé la fin du budget participatif, un dispositif qui permettait aux habitants de soumettre des projets, financés à hauteur de 100 000 euros par an, et de voter pour leur réalisation, jusqu'à 10 000 euros par projet. Cette décision a suscité de vives réactions dans la communauté, l'opposition dénonçant un recul démocratique.
Un modèle devenu obsolète ?
Selon le maire, la majorité des projets bénéficiait à une fraction des habitants. "On a tous les mêmes besoins, chacun veut un banc, une fontaine, un arbre, mais cela ne se pense pas à l’échelle des individus. Ce modèle a vécu," a-t-il déclaré lors de la réunion, comme rapporté par France Info. Cadet prévoit de remplacer ce système par un conseil municipal des jeunes et des seniors, en cherchant surtout à réaliser des économies. "Il y a d'autres façons de faire," a-t-il ajouté.
Des voix s'élèvent contre la décision
L'ancien maire, Emeric Lavitola, a réagi en affirmant que, bien que le budget participatif puisse nécessiter des réformes, sa suppression n’est pas la solution. "Cela permettait aux habitants de choisir et de décider. Qui de mieux que les habitants pour savoir ce dont ils ont besoin ?" a-t-il avancé, soulignant l'importance de cette enveloppe budgétaire pour des projets parfois négligés par les élus.
Pour de nombreux citoyens et experts en démocratie locale, ce choix de Michel Cadet soulève des questions sur la participation des habitants à la vie municipale. Tandis que le débat se poursuit, la commune devra naviguer entre rationalisation budgétaire et engagement citoyen.







