Daniel Baal a exprimé mercredi sur RTL son inquiétude concernant l'incapacité du Rassemblement national à trouver des banques prêtes à lui prêter. "Oui, c'est un problème", a-t-il souligné, en référence à l'absence de soutien financier de la part des institutions bancaires françaises.
Les enjeux sont d'autant plus cruciaux que le Rassemblement national (RN) doit réunir 10,7 millions d'euros pour le remboursement maximal que l'État peut lui accorder en cas de qualification pour le second tour. Ce montant est indispensable pour un parti qui, actuellement, ne peut pas compter sur un autofinancement suffisant en raison de sa dette, majoritairement constituée de prêts de particuliers.
Avis partagé par le trésorier national du RN, qui rappelle que le remboursement des dettes est un engagement lourd, le financement bancaire est donc essentiel pour leur stratégie électorale. Les propos de Baal incitent à réfléchir sur la responsabilité des collectivités publiques envers le financement des partis, une responsabilité que le dirigeant a épinglée comme étant de l'ordre de l'État.
Interrogée sur la légitimité des refus bancaires, Marine Le Pen, présidente du RN, a réagi sur les réseaux sociaux, soulevant les limites du financement par le biais de dons qui restent restreints. "Les prêts de particuliers ne peuvent pas couvrir une campagne présidentielle. Donc, on fait quoi ?", a-t-elle demandé, illustrant ainsi l'impasse financière dans laquelle se retrouve le parti.
Les experts s'interrogent également sur les implications de ce refus systématique ; certains estiment qu'un accès inéquitable au financement peut miner la démocratie. Philippe Marini, ancien ministre et expert en financement politique, a déclaré : "Les banques doivent comprendre que leur rôle est aussi de garantir l'équité dans la compétition démocratique".
Après une première tournée de demandes infructueuses, le RN continue d'explorer ses options, conscient que le financement est une préoccupation majeure à l'approche de 2027.







