Lors de sa visite en Andorre, le 28 avril, Emmanuel Macron a exprimé le souhait que la principauté avance vers la dépénalisation de l'interruption volontaire de grossesse (IVG), un enjeu majeur dans l'un des rares pays d'Europe où cette pratique est totalement prohibée.
Le président français a déclaré : Je souhaite que ce débat progresse et réponde à une demande que j'entends,
lors d'une intervention sur la place del Poble, à Andorre-la-Vieille. Ce discours met en lumière un sujet sensible, à l'ombre des évolutions juridiques et sociétales qui traversent le continent européen.
Andorre se distingue en étant l'un des deux États, avec le Vatican, où l'IVG est complètement interdite, sans exceptions même en cas de viol ou de malformation du fœtus. En mars, le Premier ministre andorran, Xavier Espot Zamora, avait suggéré une possible dépénalisation d'ici un an, sans franchir le cap de la légalisation. Lors de l'événement, il a assuré que son gouvernement était en quête d'une solution réfléchie, équilibrant les souhaits de la population avec les contraintes de leur système politique.
Un équilibre institutionnel délicat
Le modèle de gouvernance d'Andorre, dirigé par deux coprinces, le président français et l'évêque d'Urgell, rend toute évolution législative complexe. Macron a averti : Si vous disiez non, la porte ne se rouvrira pas,
soulignant ainsi l'importance d'un consensus solide.
Des experts tels que la sociologue Marie Sentis, qui étudie l'impact des lois sur l'IVG en France, relèvent les défis auxquels sont confrontées les femmes andorranes. Le débat en cours pourrait influencer d'autres luttes pour les droits des femmes en Europe, où les voix des citoyens se font chaque jour plus pressantes pour des changements significatifs.







