La préfecture de Charente-Maritime a annoncé l'application de sanctions similaires à celles déjà en vigueur dans plusieurs départements, concernant l'utilisation du téléphone au volant. Cette mesure, mise en place depuis l'automne sur le territoire des Landes, est désormais étendue à la Charente-Maritime.
Dès le 1er mai, l'utilisation de tout appareil téléphonique en conduisant pourra entraîner une suspension de permis allant de 15 jours à 6 mois. Ce durcissement des règles vise à renforcer la sécurité routière, comme l'a précisé la préfecture de Charente-Maritime à l'AFP.
La Charente-Maritime, destination prisée des vacanciers, rejoint ainsi le mouvement initié dans les Landes et le Lot-et-Garonne, ainsi que le Pas-de-Calais, où des mesures similaires ont été instaurées ces derniers mois.
Conformément au Code de la route, le fait de tenir un téléphone à la main ou d'utiliser une oreillette est passible d'une amende de 135 euros et d'un retrait de 3 points. En cas d'infraction concomitante, la sanction pourrait aller jusqu'à la suspension administrative du permis pour une durée maximale de six mois.
Dans les Landes, où cette initiative a été testée en premier, 350 permis ont été suspendus depuis le lancement de la mesure en novembre, avec une durée moyenne de quinze jours pour les contrevenants. La préfecture a constaté une baisse significative de 10 % des infractions liées à l'usage du téléphone au volant entre novembre 2025 et mars 2026, comparé à l'année précédente.
Le préfet des Landes, Gilles Clavreul, a précisé que cette politique de durcissement repose sur une interprétation rigoureuse du pouvoir discrétionnaire du représentant de l'État en matière d'infractions routières. "Nous anticipons des contentieux, mais nous croyons respectivement agir dans le cadre légal", a-t-il déclaré.
Dans le Pas-de-Calais, en vigueur depuis février, 21 permis ont déjà été suspendus pour des périodes allant jusqu'à deux mois, accompagnés de 420 avertissements. La préfecture a promis d'accroître sa fermeté dans les semaines à venir.
Les statistiques montrent que l'usage du téléphone au volant triple le risque d'accident, soulignant ainsi l'urgence d'une action concertée contre ce comportement à risque.







