Le leader nord-coréen Kim Jong Un a récemment déclaré que son pays était en train de doter sa marine d'armements nucléaires, alors qu'il inspectait cette semaine un destroyer sophistiqué, rapportent les médias d'État. Cette initiative marque un tournant significatif dans le renforcement de la défense maritime de la Corée du Nord.
"L'armement de notre marine avec des armes nucléaires progresse de manière satisfaisante", a déclaré Kim, selon l'agence officielle KCNA. Il a également souligné qu'il s'agissait d'un "changement radical" dans la protection de la souveraineté maritime de son pays, une promesse qu'il n'avait pu concrétiser depuis des décennies.
Les essais, y compris le lancement d’un missile de croisière, ont eu lieu juste après le congrès quinquennal du Parti communiste, au cours duquel Kim a réaffirmé son engagement à renforcer le potentiel militaire de la nation, annoncée comme étant dotée de l'arme nucléaire. Il s'est engagé à répondre fermement à toute forme de menace extérieure.
Ces développements interviennent également dans un contexte géopolitique tendu, marqué par la guerre déclarée par les États-Unis et Israël contre l'Iran, visant à démanteler son programme nucléaire. La Corée du Nord, en pleine expansion de ses capacités navales, a participé activement à ces affrontements verbaux.
Lors d'une inspection d'un destroyer de la classe "Choe Hyon" — deux de ces navires ont été mis à l'eau l'année dernière — Kim Jong Un a supervisé les tests de tir, qui ont été qualifiés de "réussites" selon l'Agence centrale de presse coréenne. Le destroyer Choe Hyon, d'un tonnage de 5.000 tonnes, est considéré comme un atout majeur dans la flotte nord-coréenne.
Un troisième bâtiment en construction a également été inspecté. Kim a déjà affirmé que le Choe Hyon intègre les "armes les plus puissantes" et pourrait transporter des missiles tactiques à courte portée, soulevant des questions quant à la capacité de la Corée du Nord à miniaturiser ses ogives nucléaires.
La semaine dernière, Pyongyang a dénoncé l'offensive des États-Unis et d'Israël contre l'Iran, la qualifiant d'"agression illégale", illustrant la nature antagoniste de leurs relations. Cette escalade militaire pourrait être perçue comme une "démonstration de force" en réponse aux tensions augmentantes au Moyen-Orient, ainsi qu'à l'approche des exercices militaires conjoints prévus entre la Corée du Sud et les États-Unis, comme l'explique Yang Moo-jin, ancien président de l’Université des études nord-coréennes.
Malgré les efforts de Washington pour renouer le dialogue avec Pyongyang ces derniers mois, Kim Jong Un est resté ferme sur ses positions et a déclaré qu'une compréhension mutuelle serait possible si l'on reconnaissait le statut nucléaire de la Corée du Nord.







