Les frappe s'intensifient en Iran, particulièrement à Téhéran, où les États-Unis rapportent avoir ciblé près de 2 000 emplacements depuis le début des hostilités. Les funérailles du guide suprême initialement prévues ce jour même ont été annulées, une décision symbolique au milieu de cette crise.
Les institutions iraniennes sont désormais dans la ligne de mire des forces israélo-américaines. Au nord-ouest du pays, une base des Gardiens de la Révolution a été détruite, tout comme les bureaux de la deuxième chaîne de télévision d'État. Les rapports récents, relayés par France Télévisions, indiquent que la liste des destructions ne cesse de s'allonger. Les images, souvent obtenues clandestinement, révèlent une réalité inquiétante : même face à la violence, le régime iranien maintient un contrôle strict sur la population.
La propagande à travers les médias officiels
Face aux bombardements, les habitants ne reçoivent que les informations relayées par les médias d'État. Un journaliste a ainsi déclaré : "Regardez ici, c'est un immeuble de médecins. Ils ont attaqué les cabinets médicaux". D'autres reportages montrent l'impact sur des quartiers résidentiels, mais les journalistes étrangers ne peuvent couvrir le conflit qu’avec des autorisations très limitées. Les drapeaux de la République islamique flottent fièrement, tandis que les voix des citoyens restent prudentes. "J'espère que cela va bientôt finir pour qu'il n'y ait plus de morts", confie une femme.
Un habitant, interrogé par téléphone, décrit l'évolution de l'opinion publique : "Au début, les gens étaient optimistes, pensant que cela ne durerait qu'un ou deux jours. Mais maintenant, ils prennent conscience que des civils paient le prix des Gardiens de la Révolution, qui se cachent parmi eux".
Les Gardiens de la Révolution, entre répression et retranchement
Les Gardiens de la Révolution, omniprésents, s'installent même dans les écoles pour se protéger. Récemment, le chef de l'autorité judiciaire, Gholamhossein Mohseni Ejei, a lancé des menaces impérieuses à l'égard de ceux qui collaboraient avec "l'ennemi", renforçant ainsi la répression.
Alors que les autorités iraniennes promettent de désigner un successeur au guide suprême dans les meilleurs délais, les funérailles de l'ayatollah Khamenei, initialement prévues, ont été reportées, soulevant des interrogations sur la véritable stabilité du régime en place.







