Le Premier ministre canadien Mark Carney s'est rendu à Tumbler Ridge, en Colombie-Britannique, le 13 février, pour participer à une veillée en mémoire des victimes d'une atrocité qui a choqué le pays. Trois jours après la fusillade, la petite ville minière panse ses blessures alors qu'une enquête s'est ouverte pour déterminer les motivations de la jeune assaillante de 18 ans, responsable de la mort de sa mère, de son demi-frère, ainsi que de cinq enfants et d'une éducatrice avant de mettre fin à ses jours.
La journée du 13 février a été marquée par une cérémonie émouvante en présence de Carney, où la communauté a rendu un dernier hommage aux huit victimes de la tuerie, majoritairement composées d'enfants. Le drame, qui a provoqué l'inquiétude d'une nation peu familière avec ce genre de violences, a également mis en lumière le débat sur la réglementation des armes au Canada.
Mardi dernier, Jesse Van Rootselaar, une jeune femme transgenre de 18 ans résidant dans cette bourgade, a commis l'irréparable. Après avoir tué sa famille, elle s'est rendue dans son ancien établissement scolaire où elle a abattu des élèves de 12 à 13 ans, ainsi qu'une éducatrice de 39 ans, avant de se suicider.
Pour de nombreux Canadiens, cet acte de violence est incompréhensible. La gendarmerie royale du Canada (GRC) poursuit son enquête afin de comprendre les motivations sous-jacentes à cette tragédie, qui a également laissé 25 blessés dans son sillage.
Une ville endeuillée
Dans Tumbler Ridge, la vie continue tant bien que mal. Les autorités maintiennent une présence policière devant la maison de la suspecte, érigée dans une rue tranquille. Un ruban jaune entoure le logement, tandis que des images de la jeune femme avec des antécédents de troubles mentaux circulent.
Justin Van Rootselaar, le père de la tireuse, a exprimé son chagrin au réseau CBC, qualifiant cet acte de "violence insensée et impardonnable". "Il n'existe pas de mots pour décrire la douleur que je ressens", a-t-il déclaré.
Mark Carney, s'adressant au Parlement, a décrit la fusillade comme un acte d'une « cruauté inouïe » ayant plongé le pays dans l'horreur. Lors de sa veillée, il a promis de "tirer des leçons" de cet événement tragique. Les habitants de Tumbler Ridge se sont rassemblés au pied d'un arbre près de l'école pour honorer la mémoire des victimes, délaissant un instant leur tristesse, et permettant ainsi à la communauté de reprendre vie.
Sarah Lampert, mère d'une victime, a ému de nombreux cœurs en partageant la voix de sa fille de 12 ans, Ticaria, qui illuminait la vie des autres. Entre larmes et souvenirs, elle a fait part de son désespoir face à cette perte inestimable.
Ce drame a non seulement blessé les familles des victimes, mais il a également ouvert un questionnement profond sur la santé mentale et la violence armée au Canada, poussant les Canadiens à réfléchir sérieusement sur ces enjeux cruciaux.







