"C'est une situation inacceptable", a déclaré Laetitia Brodard-Sitre dans une interview accordée à RTL, exprimant ainsi sa profonde colère suite à la remise en liberté de Jacques Moretti, gérant du bar Le Constellation. Son fils, Arthur, a tragiquement perdu la vie lors de l'incendie survenu à Crans-Montana. Cette décision judiciaire a provoqué une onde de choc parmi les proches des victimes, qui se sentent frustrés et tristes face à la réalité de leur perte.
La mère d'Arthur, faisant écho à l'indignation des familles touchées, a précisé : "Nous sommes consternés, en colère. Pendant que Monsieur Moretti dîne en famille, nous pleurons la perte de nos enfants. Comment peut-on accepter une telle situation ?" Ses mots résonnent avec une tristesse poignante, faisant ressentir l'ampleur de la douleur des familles endeuillées.
Jacques Moretti, ayant été initialement placé en détention provisoire, a été libéré sous conditions, incluant le versement d'une caution de 200.000 francs suisses (environ 215.000 euros). Bien que cette mesure vise à prévenir une éventuelle fuite, elle soulève des questions troublantes. Laetitia ne cache pas son inquiétude concernant l'origine de la caution. "Cet argent est-il de bonne provenance ou est-ce de l'argent sale ?", s'interroge-t-elle. Elle appelle à la transparence et à la responsabilité, proclamant : "Nous avons le droit de savoir d'où provient cet argent".
En marge des répercussions émotionnelles, des experts juridiques soulignent également la complexité entourant cette affaire tragique. Selon un article du quotidien français Le Monde, la libération de Moretti est symptomatique de la manière dont la justice peut parfois sembler déconnectée des souffrances des victimes. L'avocat spécialisé en droit pénal, Pierre-Michel Dupont, déclare : "Le système judiciaire doit être en adéquation avec les attentes et les douleurs des familles touchées."
Alors que le débat se poursuit, Laetitia et les autres parents cherchent des réponses et espèrent que leurs voix seront entendues. L'enjeu de la justice dans cette affaire demeure crucial, non seulement pour les victimes, mais aussi pour la société dans son ensemble.







