Le tribunal correctionnel de Saumur a récemment prononcé une peine à l'encontre d'un homme de 54 ans, reconnu coupable d'« abus frauduleux de faiblesse », suite à une affaire d'escroquerie qui s'étend sur six années, de 2012 à 2018. La victime, une résidente de Beaufort-en-Anjou, avait été manipulée pour offrir des cadeaux au prévenu, tout en lui transférant de larges sommes d'argent.
Les enquêtes, relancées après une plainte déposée en 2021 par la victime, qui avait alors 74 ans, ont mis en lumière des retraits assez inquiétants : près de 50 000 euros en espèces, prélevés de distributeurs automatiques, et environ 38 000 euros directement au guichet. Ces transactions, certaines opérées en pleine nuit, se sont élevées à des montants très élevés, atteignant 1 000 euros par mois dans certains cas.
À l'issue du procès, le tribunal a souligné l'impact psychologique et financier dévastateur subi par la victime. Comme l'indiquent des experts, il s'agit d'un cas tragique où la vulnérabilité des personnes âgées a été exploitée avec une « froideur » alarmante, ce qui soulève des questions importantes sur la protection des victimes potentielles. Les organisations de défense des droits des seniors appellent à une vigilance accrue afin de prévenir de tels abus.
Bien que la victime soit désormais décédée, cette affaire reste une illustration frappante des dangers auxquels sont confrontées les personnes âgées. L'affaire a été largement relayée par des médias tels que Ouest-France, suscitant des réactions de soutien et d'indignation dans la communauté.







