Dix activistes britanniques ont récemment été déclarés indésirables en France en raison de leurs actions agressives à l'encontre des migrants tentant de rejoindre le Royaume-Uni via la Manche. Le ministre de l'Intérieur a annoncé cette décision le 14 janvier, citant des préoccupations croissantes concernant la sécurité publique et les violences commises par ces militants, affiliés au mouvement d'extrême droite « Raise the Colours ».
Ces militants ont été accusés de s'en prendre aux petites embarcations des migrants sur le littoral du Nord et du Pas-de-Calais. Selon le ministère, leurs actes sont de nature à troubler l'ordre public, ce qui a conduit à cette mesure d'interdiction. Plus tôt, une enquête préliminaire avait été ouverte par la justice française suite à des agressions commises près de Dunkerque, où des migrants auraient été ciblés.
Environ 41 472 migrants ont réussi à traverser la Manche en 2025, selon des données officielles. La France et le Royaume-Uni ont renforcé leurs accords sur l'immigration, avec une signature récente visant à faciliter le renvoi des migrants entre les deux pays. Cette action contre les militants anti-migrants fait partie d'une stratégie plus large pour contrôler les flux migratoires et protéger les droits des personnes en quête de sécurité, un objectif soutenu par des ONGs et des experts en migration.
Le climat autour de cette question est tendu, et des organisations comme France Terre d'Asile et la Croix-Rouge ont appelé à une réflexion plus profonde sur la manière de traiter les migrants. Ils insistent sur la nécessité de solutions humanitaires plutôt que de mesures répressives, soulignant que ces militants créent un environnement hostile pour ceux qui fuient des situations dangereuses.
En somme, la France semble déterminée à faire respecter sa politique migratoire tout en protégeant les droits des migrants, mais la tension demeure palpable sur le terrain. Les autorités et les activistes s'affrontent dans un débat enflammé sur la manière de gérer la crise migratoire.







