Le ministère de l'Intérieur français a annoncé, ce mercredi, l'interdiction de territoire pour dix militants britanniques reliés au mouvement d'extrême droite Raise the colours. Ces individus sont soupçonnés d'être impliqués dans des actions violentes à l'encontre de migrants cherchant à rejoindre le Royaume-Uni, notamment sur les côtes du Nord-Pas-de-Calais.
Les autorités françaises ont été alertées à plusieurs reprises par diverses organisations sur la présence d'activistes d'extrême droite, se livrant à des actes destructeurs sur de petites embarcations. Ces actes, jugés potentiellement dangereux pour l'ordre public, ont conduit à la décision d'interdire l'entrée et le séjour sur le territoire français pour ces dix personnes.
Violence à Grand-Fort-Philippe
Des témoignages évoquent des incidents récents, notamment à Grand-Fort-Philippe, où quatre hommes, arborant des drapeaux britanniques, ont agressé verbalement et physiquement des migrants. Selon Félicie Penneron, coordinatrice de l'association Utopia 56, ces individus ont exprimé leur hostilité envers les migrants et ont volé leurs affaires, créant une atmosphère de peur et d'insécurité.
En parallèle, un rapport du journal Le Figaro signalait que ces événements s'inscrivent dans un contexte plus large, où le nombre de migrants ayant traversé la Manche a de nouveau atteint des niveaux alarmants. En 2025, 41.472 migrants ont réussi cette traversée, témoignant d'une crise migratoire persistante.
Les tensions autour de cette question migratoire ont conduit à la signature d'un accord cet été entre la France et le Royaume-Uni, prévoyant l'expulsion des migrants arrivant par bateaux en échange d'un accueil de migrants se trouvant actuellement en France, sur le principe du « un pour un ».
Experts et militants tirent la sonnette d'alarme concernant la montée de l'extrême droite en Europe. Selon un analyste politique, cette situation met en lumière la nécessité d'une réponse collective face à la montée de groupuscules radicaux. Les mesures prises par le gouvernement français pourraient donc être perçues comme un signal fort de son engagement à protéger les droits des migrants et à maintenir l'ordre public dans ce contexte déjà tendu.
Cette interdiction de territoire pourrait également provoquer un débat public sur la manière dont l'Europe gère les questions migratoires et le rôle des mouvements d'extrême droite dans cette dynamique. La vigilance et la fermeté des autorités françaises apparaissent comme une réponse essentielle à ces défis contemporains.







