Le tribunal de Lisieux a rendu son verdict ce 13 janvier 2026, condamnant un jeune homme de 20 ans pour avoir été complice d'une tentative d'escroquerie bancaire. Agissant comme faux coursier, il a été piégé par une victime qui a rapidement compris la manœuvre.
« Je n’ai pas réfléchi… J’étais dans le dur, j’avais perdu mon travail. J’avais besoin d’argent ! », a admis le prévenu, sans antécédents judiciaires, face à la présidente du tribunal. Cela fait écho à la situation actuelle dans laquelle de nombreux jeunes se trouvent, exacerbée par la crise économique.
Le 11 décembre 2025, il a accepté de se rendre chez une victime, approchée par un prétendu conseiller bancaire, pour récupérer sa carte bleue. La victime, réalisant très vite qu'il s'agissait d'une escroquerie, a alerté la gendarmerie. À 18h30, le faux coursier a été intercepté à son arrivée.
Ce dernier aurait été contacté via les réseaux sociaux, et, selon ses dires, devait simplement « récupérer une enveloppe » en échange d'une somme d'argent. Cependant, il a été confronté à la réalité de son acte, attestant qu'il avait une dette conséquente qui l’a poussé à accepter cette offre douteuse.
« J’ai eu cette opportunité-là… Je devais porter un gilet jaune et me garer plus loin »,
a-t-il ajouté pour justifier sa participation à cette manœuvre. Les autorisations utilisées par les escrocs pour mener à bien l'escroquerie ont été ouvertes et fermées le même jour, rendant toute identification des commanditaires très difficile, selon les experts en cybersécurité.
La procureure a indiqué que ce type d'escroquerie, souvent dirigé vers des personnes vulnérables, connaît une recrudescence. « Ce mode opératoire se développe, particulièrement auprès des personnes âgées. Il est extrêmement difficile de remonter jusqu'aux auteurs »,
a-t-elle précisé, soulignant la nécessité de sensibiliser la population face à ces arnaques.
Le prévenu a été condamné à six mois de prison avec sursis et à une amende de 800 euros. Son téléphone a également été saisi dans le cadre de l’enquête. Ce jugement illustre les conséquences d'actes impulsifs dans un contexte économique tendu, et rappelle l'importance d'une vigilance accrue face aux tentatives d'escroquerie.







