le droit international : symbole de résistance face aux crises contemporaines

plongée au cœur des enjeux du droit international face aux crises mondiales.
le droit international : symbole de résistance face aux crises contemporaines
Des partisans de Nicolas Maduro déchirent un drapeau américain lors d’une manifestation à Caracas (Venezuela), le 3 janvier 2026. Ariana Cubillos / AP

Alors que le monde semble plonger dans un tourbillon d’agressions et de tensions, avec des événements marquants tels que l’enlèvement de Nicolas Maduro par les États-Unis ou l’attaque de l’Ukraine par la Russie, le droit international est souvent perçu comme un vestige obsolète. L’humoriste Mathieu Madénian a même ironiquement suggéré aux étudiants en droit de se tourner vers le latin, insinuant que le droit international n’a plus sa place. Cependant, pour le politologue Jérôme Heurtaux, le droit international demeure essentiel, surtout pour les sociétés civiles.

Les crises géopolitiques modernes, incluant la guerre à Gaza, exacerbe l’idée que cet ensemble juridique est impuissant. Pourtant, les grands pays continuent d’utiliser les normes internationales à leur avantage, d’une manière qui semble être souvent à double standard. Par exemple, l’Union européenne se positionne fermement en faveur du droit à l’autodétermination des Ukrainiens tout en négligeant celui des Palestiniens. Ces contradictions alimentent un discours largement sceptique sur la capacité du droit international à se faire respecter.

Ce constat pourrait amener certains à penser qu’il est temps d’abandonner le droit international, mais il est crucial de reconnaître que ses impacts ne se mesurent pas uniquement à travers les crimes empêchés. Au contraire, il véhicule des effets symboliques et pratiques qui, même lorsqu’ils sont non mesurables, se révèlent essentiels.

Par exemple, la qualification de certaines actions criminelles à l’aune du droit international permet aux experts, des ONG aux instances des Nations Unies, de décrire, analyser et dénoncer des atrocités comme celle en cours à Gaza. Cela influe sur la perception mondiale des conflits et rappelle à tous que des normes existent, même si elles sont souvent contournées. Sans ces fondements juridiques, la communauté internationale aurait du mal à qualifier les actes d’agression en cours, obscurcissant les voies vers la justice.

Un autre point à souligner est que la capacité du droit international à sanctionner n’est pas instantanée; elle peut néanmoins intervenir de manière différée. L’imprescriptibilité des crimes internationaux rappelle aux auteurs d’atrocités qu’ils ne pourront jamais échapper à la justice. Ce sentiment se renforce, notamment parmi les pays du Sud, traditionnellement marginalisés sur la scène mondiale, aiguillonnés par un désir croissant de justice et de reconnaissance.

À l’heure où les préoccupations mondiales croissent, un mouvement émerge, composé de groupes d’avocats et d’associations contre l’impunité. Leur engagement témoigne d’un désir de renforcer les normes du droit international. Serait-ce le signe d’un retour à un peu d’ordre dans un monde en proie à l’agitation ? Qui sait si des initiatives comme celles de l’Afrique du Sud, qui a récemment déposé une plainte contre Israël pour génocide, marquent le début d’un nouveau chapitre dans l’application du droit international ?

Au milieu de ce tumulte, le droit international, loin d’être mort, pourrait tout simplement nécessiter une réévaluation. Les experts encouragent à ne pas abandonner les études en droit, mais à s’y engager avec un regard critique, tout en redécouvrant les origines de ces principes qui, malgré leurs imperfections, continuent d’inscrire une tentative de régulation des comportements étatiques. « Ubi societas ibi jus » : là où il y a société, il y a une forme de droit. En dépit des crises, le droit international reste un outil essentiel pour examiner, critiquer et éventuellement redresser les abus du pouvoir.

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