Le président américain Donald Trump a récemment été sommé par la justice de verser 5,6 millions de dollars à l’écrivaine Elizabeth Jean Carroll, suite à une décision d’un jury confirmée le 14 juillet. Ce verdict fait suite à une reconnaissance de responsabilité pour agression sexuelle et diffamation envers l’ancienne journaliste.
Selon un communiqué de Roberta Kaplan, avocate de Carroll, « Aujourd'hui, nous sommes ravis d'annoncer que le paiement des dommages-intérêts a été effectué ». Ce verdict a été rendu public juste après que la Cour suprême a décidé de ne pas examiner l’appel déposé par Trump, ce qui a rendu cette décision définitive.
Les accusations d’agression sexuelle remontent à 1996, lorsque Carroll a affirmé que Trump l’avait agressée dans une cabine d’essayage d'un grand magasin à New York. En plus de cela, Trump a été reconnu coupable de l'avoir diffamée en l'accusant publiquement de mensonge et en visant son intégrité par des déclarations dégradantes. Ces éléments ont motivé le jury à prononcer cette décision.
Une autre procédure pour diffamation
Cette affaire complexe découle d'un livre de Carroll publié en 2019, où elle a exposé son expérience. Trump, dans sa réponse, a été particulièrement virulent, qualifiant Carroll de « tarée » et qualifiant ses accusations d’« affaire bidon ». En parallèle, il fait face à une autre procédure judiciaire à New York, pour laquelle il a été condamné à verser 83,3 millions de dollars à Carroll, bien que cette décision soit actuellement suspendue en attente d'un appel.
Les experts juridiques s'interrogent sur l'impact de ces différents verdicts sur la carrière politique de Trump. « Cette série de condamnations pourrait nuire à son image, particulièrement dans le cadre de ses ambitions électorales futures », indique un analyste politique, soulignant les défis juridiques persistants auxquels l'ex-président est confronté. La situation reste fluide et tout porte à croire que d'autres rebondissements sont à attendre.







