Depuis plusieurs jours, Iran et États-Unis intensifient leurs attaques mutuelles, dans un climat de tension exacerbée. Après le cessez-le-feu du 7 avril, Washington a mené des frappes sur des cibles iraniennes, tandis que Téhéran affirme avoir frappé des installations américaines au Bahreïn.
En parallèle, une vague de cyberattaques ciblent spécifiquement les systèmes de communication militaires, cherchant à suivre les mouvements du personnel américain déployé dans la région. Ces opérations surviennent dans un contexte de riposte iranienne, incluant des frappes de missile et de drones.
Les experts estiment que l'objectif stratégique de ces cyberattaques est de géolocaliser les soldats américains afin d'affiner les frappes. Selon le Financial Times, les requêtes de localisation, connues sous le nom de "pings SS7", ont été récemment bloquées par des opérateurs télécoms locaux, révélant l'intensité de cette campagne de géolocalisation.
Géolocalisation en temps réel
Des analyses indiquent que l'Iran a pu exploiter des accords d'itinérance pour suivre des militaires. Nikita Shah, spécialiste en cybersécurité, a déclaré au New York Times que cette évolution des capacités de cyberguerre est significative. "L'Iran montre une grande créativité dans ses méthodes de guerre numérique", a-t-elle observé.
Gary Miller de Citizen Lab a confirmé que l'Iran a manifestement les moyens d'accéder à des données de géolocalisation en temps réel, renforçant le besoin d'une meilleure protection des militaires américains. En mai, plusieurs élus, dont le sénateur Ron Wyden, ont appelé le Département de la Défense à renforcer la sécurité des personnels contre ces menaces.
Wyden a également mis en garde sur le risque que des adversaires étrangers exploitent les données de localisation pour cibler les militaires américains, une première en temps de conflit. Ce phénomène illustre l'évolution des cybermenaces actuelles, où la géolocalisation devient un outil stratégique dans l'escalade de tensions internationales.







